Enjeux Réseaux enterrés

L’information géographique réduit les dommages de 30 %

Il est des obligations qui, sans informatique, seraient trop coûteuses à respecter. C’est le cas des déclarations de projet de travaux (DT) des responsables de projet et des déclarations d’intention de commencement de travaux (DICT) des sociétés exécutantes, désormais traitées rapidement grâce à l’information géographique. D’un côté, la réforme anti-endommagement des réseaux et le décret n° 2011-1241 du 5 octobre 2011, inscrits dans la loi Grenelle 2, obligent à répondre à ces obligations depuis le 1er juillet 2012. En revanche, la difficulté de localiser les équipements enterrés et d’échanger l’information entre les acteurs concernés rend l’opération lourde et complexe. C’est un net surcroît de travail pour les gestionnaires de ces réseaux (télécoms, électricité, gaz, etc. ), d’autant que le délai de réponse est de neuf jours.

La dématérialisation des DT-DICT est passée de 20 à 85 % en trois ans.

Pour être dans les temps, certains ont trouvé la solution dans le système d’information géographique (SIG), qui sert de référentiel pour situer leur patrimoine sur une carte. C’est le cas chez Orange où les DT-DICT étaient consultées au coup par coup sur trois portails (DICT. fr, Dictservices.fr et Protys. fr) . Ensuite, les techniciens cherchaient et produisaient manuellement les extraits de plan. Aujourd’hui, les trois sources sont interfacées dans le SIG qui produit automatiquement des plans d’analyse des zones exposées. Les techniciens n’ont plus qu’à se concentrer sur la justesse des résultats et l’examen des cartes.

Satisfaction du ministère de l’Environnement. Cette automatisation engendre un réel gain : alors que le volume des demandes de travaux (qui s’élève à plusieurs millions) croît de 15 % par an, le nombre d’agents reste constant. Le ministère de l’Environnement est aussi satisfait. Il note une diminution d’au moins 30 % du nombre de dommages, et une dématérialisation des DT-DICT qui a progressé de 20 % en 2013 à 85 % aujourd’hui. À tel point qu’il demande maintenant d’encadrer les compétences et la gestion des équipes de terrain et d’améliorer la précision du positionnement des réseaux sur les cartes.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X