Territoires Antibes

L’immobilier de prestige au secours du Provençal

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Les habitants d’Antibes – Juan-les-Pins verront-ils un jour le Provençal retrouver vie ? Depuis des décennies, cet ancien palace art déco, construit au cœur de la pinède de Juan-les-Pins au milieu des années 1920 par l’architecte Roger Séassal grâce au milliardaire américain Frank Jay Gould, et dont il ne reste plus aujourd’hui que la structure, attend son sauveur. Après le joaillier Alexandre Reza et l’homme d’affaires Cyril Dennis, c’est aujourd’hui un autre investisseur britannique, John Caudwell, qui s’attaque à la reconversion de ce vaste paquebot qui se dresse encore fièrement face à la Méditerranée. Avec un pari osé : aménager dans ce lieu unique de 10 000 m² et R + 11 une vingtaine d’appartements de très grand luxe et de très grande surface, allant de 200 à 1 000 m².

Après un concours privé, le projet a été confié à l’agence Affine, spécialisée dans la création et la rénovation d’hôtels de luxe en France et à l’international. « Il s’agit de créer des logements d’exception, entre trois et quatre par niveaux. Les premières études sont en cours. Un permis de construire modificatif sera déposé en fin d’année. Nous espérons pouvoir lancer les travaux en 2016, pour une livraison en 2018 », explique Arnaud Thomassian, architecte à l’agence Affine. L’investissement pourrait avoisiner les 100 millions d’euros. Une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage a également été confiée à la société Arcadis.

Deux premiers immeubles de luxe.

S’il reste aujourd’hui à l’état de coque vide, le Provençal a déjà fait l’objet d’importants travaux de confortement de sa structure, de ses planchers et de mise aux normes parasismiques (il était un des premiers bâtiments construit en béton armé à l’époque), sous la houlette de l’architecte antibois Jean Foussat, qui suit ce dossier depuis plus de quinze ans. « Nous n’avons jamais été aussi prêts du but », assure le député-maire d’Antibes, Jean Leonetti. La municipalité et l’aménageur devront toutefois tenir compte des exigences de l’architecte des Bâtiments de France, très regardant sur d’éventuelles modifications des façades et des ouvertures de ce bâtiment classé remarquable au patrimoine de la ville.

Sans attendre le démarrage du Provençal, John Caudwell, venu de la téléphonie mobile et reconverti dans l’immobilier, a déjà activé plusieurs autres projets de Provençal Invesment SA, des actifs qu’il a repris en janvier et qui se situent dans le périmètre du Provençal. Il s’agit du Parc du Cap, deux petits immeubles contemporains totalisant 88 logements, qui seront livrés au printemps 2016. Dotés de prestations haut de gamme, les appartements sont commercialisés à un prix moyen de 20 000 euros le mètre carré. Face au Parc du Cap, une maison de maître Arts déco est réhabilitée en six appartements de luxe. Elle sera également livrée cet été, au prix moyen de 17 000 euros le mètre carré.

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