Architecture Equipement culturel

L’identité estonienne prend son envol

Mots clés : Établissement militaire - Manifestations culturelles - Musées - galerie

Comme un symbole, le musée national inauguré en 2016 à Tartu s’élève sur une ancienne base militaire soviétique.

Est-il sujet plus délicat à manier que la représentation de l’identité nationale ? La question taraudait en tout cas l’Estonie. Le plus petit des Etats baltes, qui a recouvré son indépendance en 1991, à la chute de l’empire soviétique, voulait se doter d’un musée national. En réalité, l’institution existait déjà. Elle avait été fondée dès 1909 à Tartu, la deuxième ville du pays (100 000 habitants aujourd’hui), mais ses bâtiments avaient brûlé pendant la Seconde Guerre mondiale. En 2006, le ministère estonien de la Culture avait donc lancé un concours et reçu, en retour, 108 propositions. L’avait alors emporté le projet adressé par les jeunes architectes Dan Dorell, Lina Ghotmeh et Tsuyoshi Tane.

Dix ans plus tard, DGT, l’agence parisienne que le trio avait créée, a livré à Tartu un édifice d’une monumentale simplicité, une réalisation d’ailleurs récompensée par le Grand prix 2016 de l’Afex remis tous les deux ans aux meilleurs bâtiments réalisés à l’étranger par des structures françaises. Pour raconter l’Estonie, les lauréats ont fait en sorte que le musée tire sa puissance non pas d’un geste architectural grandiloquent, mais de son implantation sur un site marqué par le passé douloureux du pays. Les lignes épurées du Musée national inauguré en septembre dernier à Tartu, après trois années...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5908 du 10/02/2017
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