Territoires Périgueux

L’hôpital poursuit sa mue

Mots clés : Établissements de soins

La reprise du chantier de modernisation du centre hospitalier de Périgueux (Dordogne), établissement répondant aux besoins d’un bassin de population de 400 000 habitants, donne du baume au cœur aux entreprises du BTP en manque d’activité. Il aura fallu attendre trois ans entre la livraison de la première tranche en 2011 et l’autorisation à poursuivre du ministère. « Cette seconde tranche sera la dernière prévue dans le plan directeur pour mettre aux normes les activités liées à la prise en charge des patients en médecine, chirurgie et obstétrique. Il a été nécessaire de retravailler le programme avec notamment une baisse de près de 10 % des capacités en lits », explique Bruno Anceau, directeur des travaux et du patrimoine du centre hospitalier.

Pour cette nouvelle tranche, la maîtrise d’ouvrage a choisi, après concours, de travailler de nouveau avec l’architecte parisien Michel Beauvais. Lors de la première phase, qui a mobilisé un investissement de 100 millions d’euros TDC pour plus de 25 000 m2, un plateau unique a notamment été créé puis relié aux services principaux par des accès directs et ouverts après la démolition des bâtiments administratifs et d’un ancien laboratoire.

Un bâti hétérogène.

Le travail de reconfiguration d’un bâti hétérogène, réparti sur un site de 24 ha traversé par une voie passante, va se poursuivre. Michel Beauvais propose, par exemple, de créer un nouveau bâtiment conçu comme une tête de pont posée sur l’axe urbain, au sud-ouest de la rive droite du site. Destiné à compléter les activités de médecine, chirurgie, et obstétrique, il se greffera sur un bâtiment des années 1970 qui sera, lui, requalifié.

« Cette opération d’ampleur permettra de recentrer l’ensemble des nouvelles activités au cœur fonctionnel de l’hôpital et créera de nouvelles séquences visuelles, offrant ainsi une perception homogène de l’ensemble de ce site conçu à des périodes différentes de l’histoire », commente Michel Beauvais. Le projet vise aussi à affirmer la topographie du site et la composition « cintrée » du bâtiment patrimonial. Construit dans les années 1930, l’ensemble architectural a une valeur emblématique qui se trouve par ailleurs renforcée par sa situation sur la colline qui domine la ville.
Toute l’année 2016 va servir à mettre au point l’esquisse, à organiser le phasage de l’opération à tiroirs et à définir l’allotissement. Réalisés en site occupé, les travaux vont démarrer en 2017 et devraient s’achever deux ans plus tard.

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