Régions Bordeaux

L’extension de la gare prend forme côté Belcier

Mots clés : Education - Efficacité énergétique - ERP sans hébergement - Etat et collectivités locales - Financement du logement - Gares, aéroports - Monde du Travail - Rénovation d'ouvrage

31,6 M€ Montant du PTZ accordé par la Caisse des dépôts à la région Occitanie pour la rénovation énergétique de 45 lycées.

7 415 m 2 Superficie de bureaux qui ont fait l’objet de transactions sur l’agglomération basque en 2015, soit le double de 2014.

34 % des créations d’emplois de la région Nouvelle-Aquitaine sont concentrées dans la métropole bordelaise.

Au printemps 2017, la gare de Bordeaux aura un nouvel accès du côté Belcier, comparable à l’entrée historique dont le parvis accueille le tramway. Ce nouveau bâtiment s’élève déjà sur six niveaux en gradins, au sud des voies de la gare actuelle. D’une surface de 2 500 m2 , il est installé sur l’emprise de l’ancien parking Belcier, dédié notamment aux loueurs de voitures. Cette extension dispose d’un parking de sept niveaux, dont six au-dessus du hall commercial, et possède une capacité de 850 places. Ce nouveau parking, géré par Indigo, sera équipé d’une billetterie automatique. Huit commerces et restaurants, ainsi qu’une station de vélos sécurisée compléteront l’extension. Le hall sera relié à la gare par un souterrain, qui desservira également les voies.

Cette extension, conçue par Arep et l’architecte Jean-Marie Duthilleul, double la surface de la gare Saint-Jean et accueillera un tiers des 18 millions de voyageurs attendus après l’ouverture de la ligne à grande vitesse en juillet 2017, qui doit faire quasiment doubler le nombre de TGV. La circulation de la rue des Terres-de-Borde, où s’ouvre la nouvelle gare, sera réservée aux transports en commun, et le nouveau parvis réalisé par Bordeaux Euratlantique sera intégralement piéton.

« Transparence et légèreté. » Le maître d’ouvrage SNCF Gares & Connexions a veillé à l’intégration du bâtiment dans un quartier traditionnel d’échoppes, petites maisons basses avec jardins datant du XIXe siècle, typiques de Bordeaux. « Il ne fallait pas défigurer le quartier tout en concevant un programme ambitieux, explique Stéphane Bousquet, directeur du projet. Le choix s’est porté sur la transparence et la légèreté d’un bâtiment contemporain. » Transparence matérialisée par les grandes baies vitrées sur toute la partie accueil du public. La légèreté, elle, est liée à la structure même du bâtiment. Les architectes du groupe Arep ont en effet opté pour un agencement en gradins avec une superposition de dalles très fines.

Pour assurer la sécurité et la solidité des lieux, GTM, entreprise mandataire du chantier (avec Santerne, Tunzini et Navarra Terrassement), a eu recours au béton précontraint. « Les éléments ont été préfabriqués et sont arrivés prêts à être montés », précise Stéphane Bousquet. Autre spécificité des lieux : les garde-corps au niveau des parkings. « La difficulté était de répondre à la fois aux piétons avec des structures dures et aux voitures avec des structures souples, détaille-t-il. Un sous-traitant les a développés pour le compte de GTM. » Le coût de ce chantier s’élève à 73 millions d’euros.

La surface du bâtiment devrait convenir à l’évolution du nombre de passagers pour les quinze prochaines années. Si la croissance s’accélère, le bâtiment pourrait alors se dédoubler grâce à ses 13 mètres de hauteur dans le hall commercial. « Nous aurions la possibilité d’aménager une mezzanine et de doubler la surface des restaurants, par exemple », indique le chef du projet. En 2018, un deuxième parking de 750 places également géré par Indigo, sera mis en service. Afin de créer un accès entre les parkings 1 et 2, le pont du Guit qui les sépare a été percé durant l’été.

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