Territoires Aménagement

« L’Etablissement public du Mantois Seine Aval devra se transformer ou fermer »

Pierre Bédier, président de l’Etablissement public d’aménagement du Mantois Seine Aval (Epamsa), est aussi président du conseil départemental des Yvelines et vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSO).

Créée le 1er janvier dernier, la GPSO réunit 95 % des communes de l’opération d’intérêt national (OIN) Seine Aval dont l’Epamsa assure le pilotage. La question de l’avenir de l’EPA est désormais posée. Pour Pierre Bédier, la fermeture ou la mutation sont inévitables.

Quel est le devenir de l’Epamsa ?

Sur ses missions de renouvellement urbain et d’aménagement, il peut continuer son activité mais dans un système concurrentiel face aux SEM 78, 92 ou aux municipalités en régie. Comme coordinateur de l’OIN, c’est encore plus contraint puisque la communauté urbaine est désormais l’interlocuteur de l’Etat et le coordinateur des actions sur le territoire. La logique veut donc que l’Epamsa ferme ou se transforme dans les quatre ou cinq ans qui viennent, après avoir achevé ses opérations dans les meilleures conditions financières possibles.

Peut-il encore se saisir de nouveaux projets ?

Tout à fait. Il faut repenser le quartier Mantes Université selon de nouvelles réalités : Mantes Innovaparc est trop éloigné de la gare RER pour développer du tertiaire comme on voulait le faire. Il faudra privilégier des propositions mixtes, avec des sièges d’entreprises mêlant bureau et activité industrielle, mais aussi du logement pour répondre à la demande (maisons de ville, etc.). Développer une grosse activité tertiaire dans Mantes Université où arrive le RER, ça a du sens. Tout ceci prendra du temps pour être revisité, modifié, etc. Et, outre de petites opérations à terminer à Gargenville, Bonnières, Chapet…, Carrières-sous-Poissy est un endroit stratégique dont l’Epamsa doit achever le développement.

Entre fermeture et transformation, quelle option tient la corde ?

La fermeture est la solution extrême alors que la transformation aurait plutôt la faveur de l’Etat. Mais est-ce pertinent ? Alors que le département fusionne son aménageur avec celui des Hauts-de-Seine, a-t-on besoin d’une société d’aménagement exclusivement pour la Seine Aval ? Cela fera partie des discussions avec l’Etat et de celles des élus de GPSO entre eux. On peut imaginer que l’Epamsa soit opérateur unique ou en association avec un autre, mais cela ne peut se faire que dans une vision d’ensemble qui est la communauté urbaine. C’est elle qui a le droit des sols, qui élabore le plan d’urbanisme intercommunal ; la création de logements et le développement économique lui sont rattachés. L’interlocuteur de l’Epamsa désormais, c’est GPSO, bien plus que le département !

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