Architecture Technique La tour Zamansky

L’esprit d’Albert invoqué

Du haut de cette tour de 95 m, l’administration veille sur le campus. Le bâtiment n’est pas l’œuvre d’Edouard Albert. L’architecte est décédé en 1968 avant de pouvoir réaliser son projet en forme d’œuvre d’art cinétique. Les dalles de béton des planchers devaient déborder de la façade pour créer une silhouette en pyramide inversée et une mosaïque de Georges Braque en orner les sous-faces. Finalement, les architectes Cassan, Coulon et de Gortchakoff livrèrent, en 1971, un édifice aux lignes plus ordinaires. Trente ans plus tard, le principe de sa conservation a été conquis de haute lutte. Si le bâtiment était amianté et défaillant du point de vue de la sécurité incendie, et la répartition des plateaux autour du noyau de béton central était antirationnelle, le raser supposait une trop grande perte de mètres carrés. Dans l’édifice désamianté et déshabillé dont elle a hérité en 2005, l’équipe de maîtrise d’œuvre a réorganisé les plateaux. Surtout elle a essayé de renouer avec l’esprit du projet artistique d’Albert. « Ainsi, en faisant twister les faux plafonds, nous avons donné à la tour une apparence hélicoïdale », explique l’architecte Thierry Van de Wyngaert. Et sa mise en lumière en couleurs devait contribuer à cette allure dynamique.

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ENCADRE

Maîtrise d’œuvre : Coteba (auj. Artelia), BET, mandataire ; TVAA, architecte ; Grandeur Nature, consultant lumière. Entreprises : CBC (structure), Rinaldi Structal (façades), Roth (protection au feu). Surface : 11 000 m² Shon. Coût travaux : 25,8 M€ HT.

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