Gestion

L’entretien d’un concasseur

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Carrières. Simple et d’une conception éprouvée, le concasseur à mâchoires réclame néanmoins de consacrer du temps à sa maintenance.

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Principe de fonctionnement

Le concasseur à mâchoires sert à fractionner des matériaux. Il est utilisé en primaire, c’est-à-dire qu’il est le premier à recevoir les roches pour effectuer la fragmentation initiale. Il broie par compression : une mâchoire mobile entraînée par une bielle se rapproche d’une mâchoire fixe en écrasant les blocs. Ces deux mâchoires ne sont pas parallèles mais forment un angle en « V » qui, à l’issue d’un réglage, détermine, d’un côté, la taille des blocs susceptibles d’être reçus (ouverture d’alimentation), de l’autre, celle des matériaux sortants.

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Graissage, clavetage et réglage

La bielle tourne autour d’un axe excentrique qu’il faut graisser toutes les deux semaines. De part et d’autre de cet axe sont placés des volants à inertie dont il faut régulièrement vérifier la bonne fixation en frappant sur les clavettes. Enfin, l’ouverture des mâchoires doit être réglée en fonction de l’usure – une opération quotidienne, dans certains cas.

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Les mâchoires

Les mâchoires sont des pièces d’usure en contact avec la roche. La mâchoire fixe et la mâchoire mobile n’ont pas toujours la même configuration – il ne faut donc pas les intervertir. L’une comme l’autre se présentent sous forme de plaques en une ou deux parties selon leur taille. Elles sont rainurées, ce qui permet d’évacuer les sables et les poussières, susceptibles, lorsqu’ils sont humides, de provoquer des bourrages. La forme et l’écartement de ces rainures, qui servent de témoin d’usure des mâchoires, changent selon les modèles pour s’adapter au matériau à traiter.

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Retournement et remplacement

La mâchoire fixe s’abîme deux à trois fois plus vite que la mâchoire mobile. L’usure la plus forte se situe en bas des mâchoires, le haut souffrant beaucoup moins. Aussi les plaques sont-elles conçues pour être retournées. Quand les deux côtés ont été usés, il faut les changer en les déboulonnant de leur bâti. Cette opération nécessite l’immobilisation du concasseur pendant une journée, ainsi qu’un moyen de levage car ces mâchoires pèsent plusieurs centaines de kilos.

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L’écrouissage

Les mâchoires sont faites d’un acier austénitique au manganèse qui a comme propriété de subir un phénomène d’écrouissage : sous l’effet d’une contrainte, sa surface se durcit. Il résiste alors mieux à l’abrasion, alors que le cœur du métal garde son élasticité, donc sa résistance aux chocs. Ce phénomène se produit au bout d’une centaine d’heures d’utilisation. Il faut donc penser à retourner les mâchoires neuves au bout d’une dizaine de jours pour bien les écrouir sur toute leur surface.

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Blindage et plaque d’articulation

Les parois de la chambre de concassage sont tapissées de plaques de blindage qu’il faut surveiller et changer quand elles sont trop usées. L’arbre de la bielle est également protégé par un blindage constitué de plaques de protection, à changer si nécessaire. Si par malheur un imbroyable – une dent de godet, par exemple – bloque le mouvement de la bielle, une plaque métallique appelée « plaque d’articulation » encaisse l’effort en se déformant. Il faut immédiatement la remplacer car, sans elle, c’est l’arbre de la bielle qui risque d’être endommagé.

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