Régions Grand Est

L’entreprise CKD consolide ses savoir-faire

Mots clés : Entreprise du BTP

7 241 entreprises recensées dans le BTP dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin à la mi2016, soit 10,5 % du total tous secteurs.

+ 20,9 % des autorisations de locaux non résidentiels en Bourgogne-Franche-Comté sur un an, à la fin février 2017.

585 euros Dépense d’investissement par habitant en 2017 de la Ville de Colmar (moyenne nationale de 320 euros).

Deux chantiers en cours à Mulhouse et Strasbourg confortent la capacité de l’entreprise générale CKD à se jouer d’importantes contraintes de foncier ou de bâti sur des sites chargés d’histoire. A Mulhouse, c’est au sol que la pouponnière de l’Ermitage, datant des années 1920, pose le principal défi. « Le terrain présentait de gros problèmes de portance, non décelés par les études initiales, représentant un sérieux risque d’instabilité et générateurs d’un délai de quinze mois entre l’ordre de service et le démarrage des travaux des maisons de vie à construire. Nous les avons résolus par un mur de soutènement avec tirants d’ancrage et des colonnes ballastées en fondations », décrit Claude Kesser, président de l’entreprise familiale de construction (30 M€ de chiffre d’affaires), figure de proue du groupe La Tour de 200 salariés, également actif dans la promotion et la gestion immobilières.

Par ailleurs, la phase de gros œuvre, qui doit s’achever en juin, se caractérise par les voiles béton de grande hauteur (jusqu’à 3,8 m) mais surtout courbes. Un travail fin de calepinage s’impose dès lors avec l’orthogonalité des fenêtres et des plafonds. L’entreprise répond à la forme courbe de la partie neuve du projet, telle que la conçoit DRLW Architectes, dans le but d’épouser la topographie du terrain, réparti sur deux niveaux encastrés dans la colline du Rebberg. Selon l’agence alsacienne, « le bâti vient onduler autour des arbres pour valoriser le patrimoine paysager » et créer une ambiance conforme à la vocation très particulière du site : l’accueil de tout jeunes enfants de moins de 5 ans défavorisés, et pour certains, placés dans ce lieu par la justice.

Des façades bichonnées. Outre ce chantier de 5,2 M€ HT, CKD s’illustre à Strasbourg dans la reconversion en 50 logements de standing (8,6 M€ HT de travaux) des anciennes archives départementales du Bas-Rhin, sous la maîtrise d’œuvre de S & AA (Patrick Schweitzer). Maçonneries ou parements de pierre de taille ou de grès, charpentes métalliques rivetées faites de poutrelles entrecroisées, frontons particulièrement apparents : l’ensemble immobilier apporte un témoignage du mélange des styles néo-Renaissance et néoclassique qui caractérisa l’urbanisation à Strasbourg au tournant des XIXe et XXe siècles. L’entreprise générale a concilié la préservation de son authenticité avec l’adaptation des dimensions des pièces aux besoins contemporains d’habitat et avec la construction d’un immeuble neuf dans la cour à la place d’une extension sans charme des années 1950.

« La restructuration s’opère selon le principe directeur de conservation des façades en les sollicitant le moins possible pendant les travaux », souligne Florian Gervasi, responsable de l’agence de Strasbourg de CKD. L’implantation de butons architecturaux dans les angles, le contreventement par une structure métallique provisoire pendant la réalisation de la structure en béton coulé, la création d’empochements dans les façades afin d’y raccrocher les nouvelles dalles constituent quelques facettes de cette complexe opération de désossage, qui doit s’achever début 2018.

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