Architecture Technique Energie

L’électricité maîtrisée à l’échelle du quartier

Mots clés : Démarche environnementale - Electricité - Entreprise du BTP - Matériel - Equipement de chantier

Un projet de recherche européen s’est intéressé au pilotage des bâtiments à énergie positive. Bouygues était de la partie.

Le bâtiment à énergie positive (Bepos) représente la future norme de la construction. En matière d’équipement, cette évolution est déjà possible. Cependant, le surplus d’énergie créé interroge. Comment l’exploiter au mieux ? Pour le projet de recherche européen Cooperate (Control and Optimization for Energy Positive Neighbourhoods), la réponse se trouve à l’échelle du quartier.

Lancé en octobre 2012, ce programme a réuni pendant trois ans un consortium public et privé autour d’un objectif : la création de logiciels capables de piloter la production, le stockage, et la consommation d’énergie de plusieurs édifices. Les sociétés françaises Bouygues Energies & Services et Embix, une coentreprise des groupes Bouygues et Alstom qui conçoit des applications pour les villes, figuraient parmi les organismes participants (1). « Nous devons trouver le moyen de maîtriser les pics de production, observe Eric L’Helguen, P-DG d’Embix. Les zones d’aménagement concerté possèdent déjà une définition juridique précise. Elles apparaissent donc pour le moment comme l’échelon de référence dans l’administration énergétique des Bepos. »

Le lien entre le marché et la GTB

. Le groupement a consacré la dernière année du projet à des expérimentations sur deux sites : le campus de l’Université de Cork en Irlande et le siège de Bouygues Construction, Challenger, à Guyancourt (Yvelines). Ce dernier possédait les infrastructures idéales pour tester les créations du projet. Il abrite 2,5 MWc de panneaux solaires, 68 kWh de batteries de stockage et des bornes de recharge de véhicules électriques. Autant de systèmes complexes à contrôler. Le logiciel conçu par les équipes de Cooperate analyse les prévisions de production et de consommation du quartier, ainsi que les prix du marché de l’électricité. En fonction de ces données, il communique des consignes à la gestion technique du bâtiment (GTB) de chaque construction. Dans la mesure du possible, elles adaptent le fonctionnement de leur équipement pour atteindre l’objectif. Le programme informatique continue de fonctionner à Challenger. Il devrait générer entre 15 et 20 % d’économie sur la facture d’électricité de l’édifice. Embix a tiré de ces recherches une version commerciale, baptisée Urban Power.

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(1) Les autres partenaires du projet : l’université RWTH d’Aix-la-Chapelle, le Cork Institute of Technology, Intel Labs Europe, l’Université de Manchester et le United Technologies Research Center Ireland.

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