Territoires

L’effet TGV devrait être boosté par le métro

Mots clés : Transport collectif urbain - Transport ferroviaire

Thierry Quéré, le directeur de TGV SNCF Bretagne, est confiant : « Eiffage nous a encore assuré que les délais de construction de la LGV Loire-Bretagne seraient tenus. » Le projet représente, au bas mot, 184 km de ligne nouvelle à construire en cinq ans et un investissement de 3,3 milliards d’euros. En septembre 2016, l’ouvrage sera livré à l’exploitant afin de réaliser les essais. Et le 15 mai 2017, la nouvelle ligne sera ouverte au public. « Nous savons que le TGV est un accélérateur de mobilités professionnelles et touristiques », affirme Thierry Quéré. Et d’ajouter : « Dans le cas présent, nous misons sur une croissance de l’ordre de 20 %, soit entre 1,8 et 2 millions de passagers supplémentaires par an. »

Une deuxième ligne en 2019.

Si, aujourd’hui, le trajet Rennes-Paris dure près de 2 h 10 en train, demain, il sera réduit à 1 h 30. « Ce gain de temps ne servira pas qu’à Rennes mais à l’ensemble de la Bretagne », souligne Thierry Quéré. De fait, Gérard Lahéllec, le très engagé vice-président du conseil régional en charge des transports, porte depuis des années le dossier Bretagne à grande vitesse à bout de bras. Reste que ces derniers mois, plusieurs voix se sont fait entendre pour dénoncer le coût – élevé – prévu pour mettre Brest et Quimper à 1 h 30 de Rennes, contre 2 h 10 minimum aujourd’hui. Les milieux économiques prétendent, à l’inverse, que les investissements envisagés – entre 3 et 6 milliards d’euros – ne suffiront pas.

La réalisation de la deuxième ligne de métro est mieux engagée. Démarré il y a près d’un an et demi, le chantier de 1,2 milliard d’euros prévoit une liaison est-ouest de 14 km dont 10,3 km en souterrain et 15 stations. Installé en janvier dernier et fonctionnant en 3 x 8 et 7 jours sur 7, le tunnelier avance au rythme de 300 m par mois. La nouvelle ligne viendra croiser la première en deux points : Sainte-Anne et la gare. Aujourd’hui, le pôle d’échange intermodal (PEM) qui mobilise 130 millions d’euros d’investissements est en construction : la première tranche de travaux a commencé l’an dernier et porte sur le réaménagement du bâtiment dédié aux usagers et l’allongement d’un quai. L’objectif est que cette première phase soit opérationnelle lors de la mise en service de la ligne à grande vitesse. La deuxième phase, elle, comprend l’agrandissement de la salle intermodale, des travaux autour de la gare routière, etc. Prévue pour 2019, sa livraison coïncidera avec la mise en service de la deuxième ligne de métro.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

EuroRennes sur les rails

A l’été 2017, un petit morceau d’EuroRennes sera en place. Urban Quartz, opération portée par Poste Immo et Icade, sera le premier ensemble de cette ZAC de 58 ha : trois immeubles pour une surface de plancher totale de 13 700 m², situés sur le site du Trigone. Début 2018, ce sera au tour d’Eurosquare, réalisé par Giboire. Ce bâtiment mixte de 5 800 m² comprendra 29 logements.
Il faudra ensuite attendre la fin 2018 pour que les premiers mètres carrés de l’îlot Féval soient occupés. Le programme proposé par Giboire prévoit aussi trois bâtiments mais beaucoup plus importants : 22 000 m² au total. Pour l’heure, aucune des propositions des maîtres d’ouvrage retenus ne dépasse le R + 9. Mener à son terme la ZAC EuroRennes, qui prévoit la création d’environ 120 000 m2 de bureaux, 30 000 m² de commerces et 1 400 logements, doit prendre environ dix ans.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X