Autres Plâtre et isolation

« L’écoconditionnalité a un effet positif incontestable »

Mots clés : Produits et matériaux

L’Union des métiers du plâtre et de l’isolation (UMPI-FFB) a tenu son assemblée générale, le 6 novembre, à Paris. Philippe Caillol, président de l’organisation, se félicite des effets positifs déjà tangibles du principe d’écoconditionnalité.

Avez-vous déjà observé un « effet RGE » (Reconnu garant de l’environnement) positif ?

Oui, c’est incontestable. C’est la grande satisfaction que nous avons eue à l’été puis en septembre. Nos efforts de formation portent enfin leurs fruits. Certaines entreprises labellisées n’avaient fait qu’un ou deux chantiers de rénovation énergétique ces dernières années. Elles se sont retrouvées, pour ainsi dire du jour au lendemain, avec une dizaine de commandes : isolation des combles ou des parois froides, bouquets de travaux avec de la menuiserie… Nous sommes satisfaits que le gouvernement ait ouvert l’obtention du crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite) aux travaux individuels au taux unique de 30 %.

Comment se portent les plâtriers ?

L’état d’esprit de la profession oscille entre confiance et incertitude. Confiance, dans la mesure où notre métier reste porteur grâce à la volonté nationale d’opérer une transition énergétique. De plus, le gouvernement vient d’annoncer des mesures pour relancer la construction de logements neufs, notamment en proposant des aides pour les investisseurs et les primo-accédants. Tout cela soulève une espérance.

Qu’en est-il des sujets d’inquiétude ?

Nous pouvons craindre que les mesures de relance en restent au stade de l’effet d’annonce. Et n’oublions pas que la plupart d’entre elles mettraient plusieurs mois à être mises en œuvre et, surtout, à produire des effets. Par ailleurs, les annonces encourageantes des pouvoirs publics sont contrebalancées par des annonces décourageantes (compte pénibilité, complexification de la fiscalité, menace sur notre système de mutualisation des congés payés…). Enfin, le carnet de commandes reste difficile à remplir et notre profession subit de plein fouet le dumping social créé par le recours de certaines entreprises à des salariés détachés.

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