Entretien PHYTOREMÉDIATION

L’écocatalyse, une piste bio-inspirée pour dépolluer les sols

Mots clés : Démarche environnementale - Produits et matériaux

À l’heure du plein essor des politiques de villes durables, l’utilisation des végétaux pour dépolluer les sols et les eaux in situ se développe.

Plus simple pour les matières organiques, la maintenance de ces systèmes plantés s’avère complexe lorsqu’il s’agit de traiter des éléments traces métalliques toxiques, autrement appelés « métaux lourds ».

La phytoremédiation regroupe les techniques qui mobilisent le pouvoir épurateur des plantes pour dégrader, fixer ou réduire les polluants générés par les activités humaines, dans les sols, les eaux de ruissellement ou les eaux usées. Il faut distinguer les trois grandes familles de phytotechnologies : la phyto épuration, la phytostabilisation et la phytoextraction.

La phytoépuration repose sur la propension de certaines plantes macrophytes, associées à un cortège de bactéries et d’algues hébergées dans la sphère racinaire, de dégrader les éléments organiques présents dans l’eau en éléments minéraux élémentaires. La maintenance de ces filtres plantés ne pose pas de difficultés particulières : un faucardage annuel des plantes macrophy tes et un curage des dépôts tous les cinq à dix ans, selon le contexte. Ces matériaux se valorisent ensuite en paillage ou en amendement. Les collectivités territoriales y trouvent le moyen de diluer les polluants dans les eaux de ruissellement et d’augmenter la capacité d’infiltration locale de ces dernières, le tout dans des aménagements de qualité, favorables à...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 401 du 13/07/2017
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