Architecture Rénovation

L’éclat retrouvé du 17 rue d’Uzès

Mots clés : Rénovation d'ouvrage

Les anciens bureaux du « Moniteur » connaissent une réhabilitation lourde. Ils seront haut de gamme et fidèles aux origines manufacturières du site.

Le 17 rue d’Uzès dans le IIe arrondissement de Paris a été l’adresse historique du Groupe Moniteur jusqu’en octobre 2015, date à laquelle les équipes ont déménagé à Antony (Hauts-de-Seine). Depuis 2016, les locaux connaissent une rénovation lourde. « Les trois immeubles qui formaient les anciens bureaux du groupe datent de 1870 et ne correspondaient plus aux normes actuelles de confort, d’accessibilité et de sécurité », pointe Eric Delineau, directeur de l’agence Ile-de-France de GCC, entreprise chargée de la réhabilitation de l’ensemble. Par ailleurs, le maître d’œuvre du projet a souhaité concevoir des bureaux modernes et haut de gamme tout en retrouvant le cachet historique des édifices dans ce quartier d’anciennes manufactures.

Dans ce contexte, la première étape a été le curage des bâtiments. Une fois cette opération terminée, GCC a réalisé un relevé précis du site grâce à un scanner laser 3D (lire page 27) . Les opérations de travaux ont ensuite pu débuter réellement avec plusieurs points clés : côté structure, les planchers ont été mis à nu, et un nouveau triplex d’ascenseurs vient tout juste d’être achevé (lire page 26) . Installé à la jonction des immeubles 15 et 17, ce triplex résout une partie des questions d’accessibilité de l’édifice. En effet, les portes des ascenseurs s’ouvriront des deux côtés et donneront ainsi accès aux deux édifices, malgré une différence de 80 cm entre les hauteurs de planchers. Autre modification clé de la structure : afin de créer un grand hall d’accueil ouvert au rez-de-chaussée, les éléments porteurs ont été remplacés par une mégapoutre en béton armé de 18 m de long et d’environ 1 m de section. « Ces opérations sont d’autant plus complexes que l’immeuble est situé en milieu urbain très dense », commente Alban Bertrand, ingénieur travaux chez GCC. Ce qui rend délicat le phasage pour l’évacuation des gravats comme pour les approvisionnements en matériaux.

Côté enveloppe du bâtiment, la façade est entièrement conservée et isolée par l’intérieur. Grâce à un hydrogommage, toutes les modénatures de la pierre sont de nouveau mises en valeur. Les menuiseries en bois ont été remplacées par des menuiseries en acier, et un double vitrage assure l’isolation thermique et phonique de l’ensemble. Les nouveaux équipements techniques seront regroupés au deuxième sous-sol du bâtiment.

« Un traitement d’air zone par zone ». Point remarquable, l’édifice d’une surface totale de 5 000 m² disposera de 11 centrales de traitement d’air. « Un chiffre important certes, mais qui permettra un traitement d’air zone par zone dans le cas où différents preneurs s’installent dans le bâtiment. Cela permettra aussi de s’adapter facilement à l’évolution des besoins », précise Eric Delineau. La hauteur sous plafond ne permettant pas d’y faire circuler les gaines et les différents réseaux, des carneaux seront réalisés en sous-œuvre pour faire circuler les différents réseaux.

Enfin, une imposante sculpture en bois tressé sera installée dans l’une des cours existantes. Elle sera protégée par une verrière installée au premier étage. L’ensemble des travaux doit être achevé au second semestre 2017.

Maîtrise d’ouvrage : Covéa Immobilier. Maîtrise d’œuvre : Studios d’architecture Ory & Associés. BET : Egis Bâtiment (structure et fluides), Cap Horn Solutions (acoustique). Economiste : Mazet & Associés. AMO HQE : Oxygène (groupe Nox). Entreprise générale : GCC agence Ile-de-France. Contrôle technique : Veritas. Livraison prévue : second semestre 2017.

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