Territoires Midi-Pyrénées

« L’avis défavorable sur l’aménagement du nord de Toulouse m’a surpris »

SNCF Réseau lance ce mois-ci la première phase du chantier de modernisation de la ligne Toulouse-Tarbes. Pierre Boutier, directeur territorial Midi-Pyrénées chez SNCF Réseau, commente ce projet.

Dans quel contexte s’inscrivent ces travaux qui se termineront en 2020 ?

Ils s’inscrivent dans le grand plan de modernisation du réseau ferroviaire français qui a notamment ciblé le nœud ferroviaire de Toulouse et trois axes structurants de la région : la transversale sud Bordeaux-Nice, la ligne nord-sud Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et la ligne Toulouse-Bayonne-Hendaye qui comprend le tronçon à double voies de 150 km entre Toulouse et Tarbes.
SNCF Réseau investit plus de 300 millions d’euros dans le chantier qui démarre par la section Toulouse-Empalot. Celle-ci est stratégique car y convergent les TER en provenance d’Auch, de Latour-de-Carol et de Tarbes. Y circulent aussi des Intercités, des TGV, des trains de pèlerins se rendant à Lourdes et des trains de fret. Cela correspond en moyenne à 120 trains chaque jour.

Quels sont les autres grands chantiers ?

Celui de la modernisation de la gare de Toulouse-Matabiau, le nœud ferroviaire de Midi-Pyrénées. Avec la mise en service de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux en 2017, qui apportera un million de passagers en plus d’ici à 2020, et dans la perspective de la ligne à grande vitesse GPSO (Grand projet ferroviaire du sud-ouest), l’enjeu est de transformer la gare Matabiau en un grand pôle d’échanges. D’où les travaux en cours et à venir afin de moderniser les voies et les installations en gare, et destinés à optimiser la gestion des circulations de l’étoile ferroviaire toulousaine.

La commission d’enquête a émis un avis défavorable sur l’utilité publique de la LGV Bordeaux-Toulouse et des travaux d’aménagement au nord de Toulouse. Etes-vous surpris ?

Oui, car les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse, dans le cadre de la ligne GPSO, avaient pour vocation de renforcer les dessertes périurbaines vers Montauban. Outre la ligne nouvelle, le projet mettait Toulouse à environ 3 h de Paris, ce qui correspond à un vrai besoin d’unité collective. C’est la seule branche de l’étoile ferroviaire dont la desserte n’a pas été, à ce jour, densifiée. Il y a urgence à intervenir compte tenu du développement urbain important.

La région et ses partenaires ont investi 820 millions d’euros dans le plan-rail terminé en 2013. Quel bilan faites-vous ?

Le plan-rail a permis de rénover la quasi-totalité des lignes sur lesquelles circulent les TER de Midi-Pyrénées, soit une dizaine de lignes représentant 500 km au total. Cette démarche lancée par Midi-Pyrénées a inspiré d’autres régions qui ont, elles aussi, entrepris une régénération de leur réseau afin de développer le trafic TER.

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