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L’avenir est aux partenariats, au croisement des talents

Mots clés : Aménagements extérieurs - Sport

L’exemple du prix attribué le 15 décembre dernier à Noremat peut inspirer toute la filière paysage, avec son message rassurant pour l’avenir : le croisement des compétences conduit au succès. Des espaces verts aux équipements sportifs en passant par l’agroforesterie, cette logique traverse tous les champs de l’aménagement extérieur.

Attribué par l’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité (Iddrim), le prix Infrastructure pour la mobilité, la biodiversité et le paysage (IMBP) souffle sur la braise des synergies : entre le constructeur lorrain de matériels de fauchage pour accotements routiers Noremat, l’École nationale supérieure d’agriculture et des industries agroalimentaires, l’association des botanistes lorrains Floraine et l’association des Amis de la chèvre de Lorraine, la cause commune ne paraît pas couler de source. Ces partenaires se sont pourtant retrouvés autour d’un objectif symptomatique de la mondialisation des enjeux du paysage, celui de la lutte contre la prolifération de la renouée asiatique, favorisée par le commerce des végétaux. L’écopâturage ou le fauchage ne pouvant seuls venir à bout de l’invasive, Noremat a élaboré conjointement deux techniques contribuant à enrichir les sols, pour la plus grande joie des botanistes. « Outre son apport agronomique, l’herbe coupée étouffe les invasives et favorise le retour des fleurs et des abeilles », se réjouit Guillaume Laurent, responsable marketing de Noremat, titulaire du prix IMBP, remis le 15 décembre par l’Iddrim.

« Une machine à trier les hypothèses »

Le modèle coopératif reflète la stratégie des professionnels de la filière horticole, résolument tournée vers l’avenir depuis le début du mandat présidentiel de Benoît Ganem à la tête de Val’hor, à l’automne 2014 : « L’inter-profession doit préparer le temps long pour prendre son élan en s’appuyant sur des accords de court terme », résume Jean-Marc Vasse, délégué général de l’association interprofessionnelle. Au sein du groupe de travail prospectif né de cette résolution, chaque audition aboutit à l’élaboration de plusieurs hypothèses, positives ou négatives. En aval, la méthode mise au point avec FranceAgriMer, émanation du ministère de l’Agriculture et cofinanceur de la démarche, fonctionne comme « une machine à trier les hypothèses », selon le délégué général de l’interprofession. L’exercice a contribué à resserrer les liens entre ses composantes. Parmi les piliers de Val’hor, l’Union nationale des entreprises du paysage a également apporté sa pierre aux réflexions prospectives de la filière, lors de son dernier congrès centré sur le thème de « L’entrepreneur de demain » : « Les hommes parlent peu. Comme femme, je craignais la réaction d’un public majoritairement masculin », confiait Catherine Muller, le 14 octobre à Beaune. Denis Cocquet fait partie des consultants qui ont trouvé les mots justes pour accrocher les entrepreneurs : « Face aux obstacles, apprenez à vous comporter comme des chasse-neige plutôt que comme des bulldozers », leur a-t-il conseillé. Les recommandations de Denis Cocquet résonnent comme un plaidoyer pour la logique coopérative qui fonde toute organisation professionnelle : « Face à la menace d’apnée...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 396 du 23/12/2016
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