Négoce

L’avenir de la relation constructeurs-négoces, une équation à plusieurs inconnues

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Distribution - Maison individuelle

Le temps de la reprise est parfois aussi celui où des tensions peuvent apparaître, préfigurant de nouvelles relations. C’est ce que traversent actuellement les constructeurs et les distributeurs, après des années de faible activité dans le secteur de la maison individuelle.

Au moment où la conjoncture sur le marché de la maison individuelle retrouve des couleurs, des inquiétudes apparaissent côté négoces. « Entre la vente et le démarra ge d’un chantier, le délai d’inertie s’allonge à huit mois en moyenne, constate Laurent Rouquet-Bousquet, directeur de région et responsable des grands comptes à Union Matériaux. Ceci s’explique en raison de complications administratives, de la lenteur des permis de construire ou encore de retards sur les aménagements de terrains. »

Pénuries. Les constructeurs qui ont bien vendu à l’automne 2016 se retrouvent aujourd’hui dans une urgence qui met les négoces sous pression. « Dès l’octroi du permis de construire, tout doit se passer dans les 72 heures, ce qui n’est pas sans poser quelques difficultés logistiques », explique Laurent Grelet, directeur général de Valdeyron Matériaux. Il ajoute : « Autant dire que les entreprises où le conducteur de travaux gère en plein feu, entre le maître d’ouvrage et les artisans, n’arrivent pratiquement pas à anticiper. » Deux conséquences en découlent : la flotte de camions n’est pas suffisante actuellement et, de toute manière, certains matériaux ne peuvent pas être livrés rapidement. « En menuiserie, les industriels ayant réduit leurs stocks, les délais s’allongent de cinq à six semaines quand il ne s’agit pas de produits sur mesure, note un distributeur. Quant à la brique, c’est la pénurie, car là aussi un industriel s’est désengagé sur ses volumes et l’activité se concentre seulement sur deux autres acteurs. Résultat : nous sommes contingentés sur les briques, mais aussi sur les ossatures de plaques de plâtre, tout comme sur les polystyrènes… »

Prix et marges. Loin de toute euphorie, la reprise est l’occasion de percevoir des tensions entre constructeurs et négoces. C’est notamment le cas sur l’augmentation récente des prix de certains matériaux, qui n’avaient pas fait l’objet des négociations antérieures avec les constructeurs de maisons individuelles. « Entre la hausse brutale des prix de la bille de polystyrène, la pénurie organisée par un industriel sur la laine soufflée, l’inflation sur l’acier et le fer, rien n’a été vraiment prévu par les...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 430 du 10/05/2017
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