Territoires Clermont-Ferrand

L’architecte Souto de Moura sur le devant de la scène

Mots clés : Architecte

L’architecte portugais Eduardo Souto de Moura a remporté le concours de la future scène nationale de la ville de Clermont-Ferrand (voir également p. 76-77), dont l’ouverture est prévue en septembre 2019. A ses côtés, l’agence d’architectes Bruhat & Bouchaudy (Chamalières et Vichy), ainsi que les bureaux d’études Kanju (scénographe, Aix-en-Provence et Paris), Kahle Acoustics et Echologos (acousticiens, Bruxelles et Clermont-Ferrand), Egis (études techniques, Lyon et Clermont-Ferrand) et Tribu (qualité environnementale, Lyon).

Ce projet à 31 millions d’euros HT affiche une surface de plancher (hors parking) d’environ 9 500 m2. Il se situe sur le site de l’ancienne gare routière, construite par l’architecte clermontois Valentin Vigneron et protégée au titre des Monuments historiques. De fait, tout le projet s’articule autour ce bâtiment d’un gabarit relativement réduit au regard des constructions alentour. Entièrement rénové, il constituera l’entrée principale de la future scène nationale, sans transformation majeure de son aspect d’origine. Seul un étage supérieur en retrait sera supprimé. La façade et la coupole seront conservées. Un subtil rapport d’échelle permet d’intégrer le bâtiment dans un ensemble beaucoup plus important, de façon à offrir des façades sur rue de hauteur comparables à l’existant. « Il était important de ne pas écraser la gare routière, qui reste l’élément fondateur du projet », indique l’architecte François Bouchaudy. A l’intérieur, une monumentale « salle des pas perdus », avec des circulations verticales et des galeries périphériques, servira de lieu d’exposition ou de déambulation.

Des volumes simples.

En plus du bâtiment d’accueil, le projet comprend deux salles de 900 et 350 places de plain-pied, un pôle de médiation culturelle, des espaces administratifs, des locaux d’accueil d’artistes et une brasserie. Ces constructions neuves sont constituées de volumes simples, facilement identifiables. Elles reposent sur un socle traité en pierre de Volvic et sont réalisées en béton armé pour répondre efficacement à la grande dimension des salles, dépourvues de poteaux. « C’est un projet fait de fragments, répondant à plusieurs usages », explique François Bouchaudy.

Au final, ce bâtiment sobre, simple et fonctionnel apparaît comme parfaitement intégré dans son environnement. « Il s’agit de dialogue, pas de rupture », précise Eduardo Souto de Moura. Le chantier devrait démarrer en septembre 2017 pour une durée de vingt-deux mois. « Pour tenir son rang, Clermont-Ferrand doit se doter d’outils et d’équipements métropolitains », insiste le maire Olivier Bianchi.

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