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L’architecte joue avec la 3D immersive

Mots clés : Architecte - Logiciels - Outils d'aide - Maîtrise d'ouvrage

Avec Twinmotion, la maquette en 3D devient simple, rapide et performante. Le logiciel français pourrait même révolutionner les relations entre les concepteurs et leurs clients, maîtres d’ouvrage du bâtiment.

Comme dans un jeu vidéo, l’architecte ou le concepteur manipule sa maquette en 3D. Il choisit ses matériaux, l’éclairage et les textures, plante le décor puis ajoute des personnages ou des véhicules en mouvement. Le résultat : des images réalistes instantanées, des vidéos de qualité en moins d’une heure, ou la visite de projets, de l’extérieur ou à l’intérieur, en temps réel. Pour 1 650 euros, la dernière version 3 du progiciel Twinmotion atteint ces objectifs. L’application commercialisée par Abvent, également distributeur d’ArchiCAD en France, anime le projet architectural en immersion totale de façon simple et rapide. « Nous avons particulièrement soigné l’ergonomie et optimisé les calculs pour que les fonctions soient fluides et accessibles de façon naturelle », insiste Laurent Vidal, directeur de Ka-ra. La PME strasbourgeoise a surtout voulu faciliter la vie de ses utilisateurs, architectes, maîtres d’ouvrage, ingénieurs du bâtiment. Et ça marche.

« Avant, nous utilisions Sketchup, très performant pour concevoir des esquisses, mais moins riche pour réaliser des vidéos », raconte Jean-Christophe Bounon. Avec Twinmotion, ce maître d’œuvre de Joux-la-Ville (Yonne) joue la différence : il conçoit et visualise ses travaux pour l’habitat individuel ou collectif, les rénovations et les réhabilitations. Ses clients, comme Biscuits Mistral (Groupe Locmaria), visualisent les espaces en vision 3D en temps réel bien mieux que sur des plans en 2D. « C’est un logiciel dont la prise en main est très intuitive et j’apprécie cette facilité. » Les fonctions assurent l’import de fichiers depuis tous les logiciels de CAO du marché et proposent aussi des effets « maquette blanche », « noir & blanc » ou « croquis ».

Un support de communication.

Les grands opérateurs sont également enthousiastes. En témoigne Christophe Gardelle, project manager chez Aéroports de Paris (ADP) pour qui la 3D immersive est d’abord un support de communication auprès du maître d’ouvrage ou des compagnies aériennes. « La réalité augmentée est aussi un moyen d’affiner la conception, en assistant l’architecte ou les bureaux d’études dans leurs choix de volumétrie, le dimensionnement des espaces, pour prendre les bonnes options en matière de circulation et de signalétique. » Dans un aéroport, de nombreux éléments visuels complexes pour lesquels la vision 3D prévoit l’impact doivent être mis au point. Pour ses maquettes virtuelles, ADP n’utilise plus de lourds outils de CAO qui nécessitent un savoir-faire technique complexe. Elle les réserve à la réalisation technique des plans, généralement sous Revit d’Autodesk. « Certes, cet outil permet aussi d’obtenir des animations de type motion capture avec des rendus de très haute qualité, mais c’est bien plus lourd à mettre en œuvre. »
Twinmotion, qui reste limité à la 3D immersive, nécessite toutefois un ordinateur puissant doté d’une carte graphique appropriée. Jean-Christophe Bounon a choisi une GeForce GTX 680 fournie par Eurostudio, du même type que celle destinée à pratiquer un jeu vidéo.

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