Enjeux

L’apprentissage lance son appel du 18 juin

Mots clés : Apprentissage - Entreprise du BTP - ERP sans hébergement

Les CFA du BTP se mobilisent face à la baisse inquiétante du nombre d’apprentis.

C’est pour éviter un Waterloo de l’apprentissage que, le 18 juin 2015, des milliers d’apprentis ont manifesté à travers la France pour inciter les entreprises du secteur à avoir recours à l’apprentissage. Le nom de ce mouvement : les « Casques jaunes ». C’est la deuxième année consécutive que les centres de formation des apprentis (CFA) du BTP se mobilisent. Et on peut les comprendre : les derniers chiffres du CCCA-BTP (1) font état d’une baisse de 11,1 % de leurs effectifs pour l’année 2014-2015, dans les 103 CFA gérés par l’organisme. Pour mémoire, le nombre d’apprentis avait déjà chuté de 8 % l’année dernière. « En 2008, nous comptions encore 75 000 apprentis dans nos centres de formation, observe Loïc Bestard, responsable communication du CCCA-BTP. Cette année, ils sont 52 000. » Soit une chute de 30 % ! « Cette baisse est une conséquence des difficultés économiques auxquelles sont confrontées les entreprises du secteur », explique Loïc Bestard.

L’importance de transmettre le métier.

Le 18 juin, apprentis et chefs d’entreprise ont donc organisé des événements dans les lieux publics stratégiques ou emblématiques de leurs villes, relayés par des prises de vue et des vidéos. Sur les banderoles brandies par les jeunes et leurs aînés s’affichait le message du mouvement : « Nous croyons en l’apprentissage BTP. A vous d’y croire aussi. » Cette année, organisations professionnelles du secteur et acteurs du négoce ont été mis dans la boucle. « Pour porter haut et fort le mouvement et l’incarner concrètement, le parti pris est de donner la parole à des entreprises déjà formatrices, qui sont les meilleures ambassadrices auprès de leurs pairs », explique le CCCA-BTP.
Ces derniers mois, le gouvernement a donné quelques coups de pouce à l’apprentissage : assouplissement de la réglementation pour les travaux dits « dangereux » pour les mineurs, aides financières… Toutefois, estime Loïc Bestard, même si ces mesures vont dans le bon sens, les dirigeants qui recourent à un apprenti le font en premier lieu « dans un souci de transmission de leur métier ». Autre intérêt d’une telle embauche : introduire dans l’entreprise de nouvelles technologies maîtrisées par les jeunes.

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(1) Comité de concertation et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics.

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