Régions Louis Besson président de Chambéry métropole

« L’agglomération joue la carte de l’intermodalité »

Mots clés : Collectivités locales - Politique des transports - Transport ferroviaire

La ville et l’agglomération « musclent », agrandissent le centre et lui intègrent la gare, afin d’accompagner une croissance démographique forte. Un choix que dicte également la géographie contrainte de la cluse de Chambéry.

De nombreux chantiers visent à renforcer le rôle de centralité de l’agglomération. Pourquoi ce choix ?

La géographie fait concentrer les voies de communication autour de la cluse de Chambéry. A nous d’organiser encore mieux chaque fonction, afin de créer une agglomération plus compacte, plus fonctionnelle. Nous avons à réunir nos forces, pas à les diviser.

En matière de déplacements, beaucoup de choses tournent autour de la future gare TGV du Lyon-Turin ferroviaire. Ne faudrait-il pas attendre la confirmation du projet ?

Avec 2,9 millions de passagers/an, la gare de Chambéry est déjà une des plus importantes de la région. Elle a la chance d’être implantée à proximité de la voie rapide urbaine (VRU) qui traverse l’agglomération. L’idée est de mieux la connecter à cet axe de dégagement et de l’autre côté de donner la priorité aux modes doux.

Lorsque le Lyon-Turin s’arrêtera à Chambéry, nous pensons que la gare passera à 4 millions de voyageurs/an. Il faudra d’ici là construire une véritable gare-pont, encore plus largement ouverte sur les deux côtés des voies. Elle permettra l’aménagement d’un nouveau quartier d’affaires côté Cassine. Ce n’est pas avant les années 2020, mais tout sera déjà prêt pour mener à bien cette seconde phase de travaux. Vous le voyez, l’ensemble du projet vise bien à agrandir la gare, mais aussi à créer un véritable nœud de l’intermodalité entre la voie rapide et le centre-ville… L’hôtel de ville n’est qu’à 400 m de distance de la gare !

La traversée de Chambéry en voiture va donc passer essentiellement par la voie rapide urbaine. Une autoroute de contournement ne serait-elle pas nécessaire ?

La communauté d’agglomération a exprimé le souhait dès 2006 que l’ouvrage ne soit pas nécessaire. Le projet actuel de contournement ouest serait une balafre forte sur les flancs des massifs de l’Epine et de la Chartreuse ; et son utilité pratique n’est pas démontrée. Nous nous engageons donc à ce que le plan de déplacements urbains (PDU), qui vise à ce que la place dédiée à la voiture n’augmente pas, permette d’en faire l’économie.

Ce PDU est une priorité forte du mandat.

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ENCADRE

Parcours

1965-1989 : maire de Barby

1973-2001 : conseiller général de la Savoie et président de 1976 à 1982

1989-1997 et 2001-2007 : maire de Chambéry

1989-1991 : ministre délégué puis ministre de l’Equipement, du logement, des transports et de la mer

1997-2001 : secrétaire d’Etat au logement

Depuis 2005 : président de Chambéry Métropole

2007 : démissionne de sa responsabilité de maire de Chambéry au bénéfice de Bernadette Laclais, 1re adjointe

2008 : président de la commission intergouvernementale pour le Lyon-Turin.

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