Régions Aix-Marseille

L’agenda transports chiffré à 10 milliards d’euros

Lancée à la mi-2016, l’élaboration de l’agenda de la mobilité métropolitaine, premier grand document de programmation d’Aix-Marseille Provence, s’est achevée par le vote du conseil métropolitain le 16 décembre. « C’est un plan d’action à quinze ans qui intègre les investissements à réaliser sur les infrastructures mais aussi les services associés à des transports métropolitains unifiés, détaille Jean-Pierre Serrus, vice- président de la métropole, délégué à la mobilité, aux déplacements et aux transports. L’ambition est de doubler, à terme, l’usage des transports en commun d’échelle métropolitaine et d’augmenter de 50 % celui des transports locaux. » A la différence du Livre blanc de la mission métropolitaine du préfet Laurent Théry, cet agenda a été mis au point par les élus du territoire avec l’appui des agences d’urbanisme Agam et Aupa, sans recours à une ingénierie externe pour tenir des délais courts d’élaboration.

Réseau « Premium Metro Express ». Le résultat est un maillage du territoire grâce à un réseau « Premium Metro Express » comportant une quinzaine de lignes interurbaines, le Val’Tram, le réseau TER et des lignes « Premium Urbaines », intégrant les réseaux de métro, le tramway et le bus à haut niveau de service (BHNS) dans les principaux pôles urbains. Marseille serait au centre des lignes Premium Urbaines avec les extensions nord-sud du tramway et du métro, vers Saint-Loup et Château Gombert. Le projet de ligne nouvelle Provence Côte d’Azur avec la gare souterraine de Saint-Charles figure dans cet agenda. « Au total, les besoins sont évalués à près de 10 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2035, en deux étapes pour tenir compte des délais de réalisation des projets : 3,5 milliards entre 2017 et 2025 et 6,4 milliards entre 2025 et 2035 avec la ligne nouvelle », précise Jean-Pierre Serrus.

Pour relever ce défi « d’importance nationale », l’intervention de l’Etat est attendue car les collectivités n’investissent aujourd’hui que 100 millions par an, un montant qui devra passer à 330 millions, hors ligne nouvelle. Pour ce faire, le gouvernement a accepté de mettre en place une mission interministérielle d’évaluation mobilisant plusieurs inspections générales. Un premier bilan d’étape sera rendu en mars prochain.

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