Régions QUESTIONS À

Jean-François Berger, président d’Amallia (1 % logement) « Répondre aux engagements du Livre blanc »

– Vous présidez un des cinq plus importants organismes 1 % logement en France. Comment appréhendez-vous l’évolution du mouvement ?

Le 1 % logement, devenu Action Logement, s’est engagé dans une réforme d’ampleur : elle touche son organisation, sa gouvernance, sa performance économique, la pérennité de son système de financement en privilégiant les prêts et non les subventions… L’ensemble doit répondre à un objectif prioritaire : proposer un avenir à la mission originelle des CIL d’aide au logement des salariés des entreprises.
Aujourd’hui, nos ressources s’amenuisent, notamment parce que nous avons été amenés à accroître nos subventions, sans contrepartie ou presque, à l’Anah et l’Anru à hauteur de 800 millions d’euros en 2009, une enveloppe reconduite en 2010 et 2011. Si nous ne faisons rien, cela conduira à l’étranglement du mouvement et à la disparition de nos interventions ciblées, au niveau local.

– Quelles sont-elles précisément ?

Notre capacité à développer, en proximité, une offre de logements attractifs, adaptés et accessibles, contribue indirectement à la vitalité économique d’un territoire. De la gestion de projets complexes avec les collectivités locales à la distribution d’aides aux particuliers, nous favorisons l’interaction entre les politiques de l’habitat, la sphère économique et les ménages. Sans les prêts et subventions du 1 %, le mécanisme de financement du logement social, notamment sur les zones tendues, risque de s’enrayer.

– Comment répondre localement à une situation qui concerne l’ensemble du mouvement ?

Nous devrons relayer, sur nos territoires, les quatre priorités du livre blanc d’Action Logement : produire du logement accessible, accompagner et sécuriser le parcours résidentiel, participer aux politiques publiques, et faire accéder à la propriété. Pour cela, il est impératif de renégocier l’emploi de nos fonds au niveau national. Au niveau local, le regroupement que nous opérons avec six autres CIL, ancrés dans l’histoire du 1 % logement et leaders dans leurs secteurs, devrait nous permettre de diminuer nos coûts de fonctionnement et d’aller vers une meilleure performance économique. Les fondateurs d’Amallia (1) sont reconnus dans l’expertise et l’innovation : de nouveaux montages – usufruit social, achat en Vefa auprès de promoteurs privés, maîtrise d’ouvrage déléguée pour d’autres intervenants sociaux – nous permettent déjà de favoriser l’accès au logement locatif. Une meilleure articulation de nos activités devrait également être un moteur pour l’accession.

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(1) Ainc’Cil, Alliade, Cilav, Cilse, CIPL 43, CPLOS et Epergos Amallia Action Logement.
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