Territoires Dunkerque

Jean Bart aussi aura son compte offshore

Cet offshore-là n’a rien à voir avec l’enquête « Panama papers ». La ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, Ségolène Royal, a annoncé avoir choisi le site de Dunkerque pour lancer un troisième appel d’offres concernant l’éolien en mer. Si, au sein du Syndicat des énergies renouvelables, on ne cache pas sa déception de voir cette troisième vague se limiter à une seule zone (contre quatre pour la première en 2011 et deux pour la deuxième en 2013), dans la cité de Jean Bart, en proie à la déprime, on jubile. Rappelons que 18 sites étaient en lice.

« C’est une décision importante pour tout le Dunkerquois, car elle représente une opportunité de développement économique, a réagi Patrice Vergriete, le maire et président de la communauté urbaine de Dunkerque. Sur le plan industriel, ce projet permet tout d’abord de conforter le tissu productif existant. L’implantation d’un parc éolien va, d’autre part, créer plusieurs centaines d’emplois : 800 au cours de la phase de construction, puis 300 pour l’exploitation (NDLR, Patrice Vergriete avait fait de l’éolien offshore un des piliers des états généraux de l’emploi local qu’il avait organisés après son élection). Enfin, sur le plan énergétique, cette initiative, concomitante à la mise en place du pôle d’excellence Euraénergie, contribuera à inscrire le territoire dans la dynamique de la troisième révolution industrielle. »

Procédures simplifiées.

La zone au large de Dunkerque a été « identifiée comme présentant des conditions favorables à l’implantation d’éoliennes en mer posées ». Mais aucune indication de puissance n’a été fournie. Pour mémoire, les six zones précédemment choisies (Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Le Tréport et les îles d’Yeu et de Noirmoutier) cumulent une puissance de 3 000 MW. En revanche, le ministère a annoncé plusieurs nouveautés « afin de réduire les coûts et de simplifier les procédures » : un « dialogue concurrentiel » adapté aux spécificités de l’éolien en mer favorisera l’échange avec les différents candidats afin de préciser le cahier des charges et de donner la possibilité à ceux-ci d’améliorer leurs offres ; des études de levée des risques liés au vent, à la houle, à la profondeur et à la composition des sols seront réalisées par des établissements publics avant la remise définitive des offres, pour que les industriels puissent affiner leurs propositions et prendre en compte ces risques à leur juste niveau ; enfin, diverses mesures visant à faciliter l’obtention des autorisations sont également prévues. Ainsi, la concession d’occupation du domaine public maritime sera attribuée en même temps que sera désigné le lauréat de l’appel d’offres.

Ségolène Royal a mandaté le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord ainsi que le préfet des Hauts-de-France pour poursuivre les consultations en accompagnement du lancement de l’appel d’offres. De leur côté, le Grand Port maritime de Dunkerque, la région, la communauté urbaine de Dunkerque, Dunkerque Promotion et l’ensemble des industriels du territoire font savoir qu’ils sont « d’ores et déjà mobilisés pour faire de ce projet une réussite exemplaire ».

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