Régions Métropole de Dijon

« Je propose une alliance aux communes du Scot »

Mots clés : Aménagement du territoire - Efficacité énergétique - Etat et collectivités locales - Qualité de l'eau - eau potable

162 M€ Montant des subventions et avances remboursables accordées en 2016 par l’agence de l’eau Rhin-Meuse.

170 M€ Prêts de la Caisse des dépôts aux collectivités en Bourgogne-Franche-Comté en 2016 (pour 200 projets).

50 % Baisse de la consommation d’énergie primaire en Alsace grâce au programme « Je rénove BBC » 2010-16.

La communauté urbaine du Grand Dijon – 24 communes pour 254 387 habitants – se transforme en métropole par un décret du 25 avril. François Rebsamen (PS), son président et maire de la ville-centre, explique pourquoi ce statut devenait indispensable.

M – Pourquoi vous être battu pour un changement de statut après la transformation en communauté urbaine il y a à peine trois ans ?

Avec Orléans, notre agglomération était la seule capitale des nouvelles grandes régions à ne pas être une métropole. Le Parlement a corrigé cette inégalité en février, en retenant le critère de la zone d’emploi de plus de 400 000 habitants. Cette reconnaissance en termes d’image et de poids politique conforte le positionnement de Dijon au cœur de la Bourgogne-Franche-Comté et dans le triangle Strasbourg-Lyon-Paris.

M – Quelles compétences souhaitez-vous accueillir ?

L’intercommunalité était déjà très intégrée dans la voirie, l’urbanisme et l’énergie. Les transferts pourront commencer dès la fin de cette année, et Dijon Métropole prendra toutes les compétences prévues par la loi sous réserve de négociations équitables avec les collectivités concernées, à l’exception des collèges que le président du conseil départemental de Côte-d’Or, François Sauvadet [UDI, NDLR], ne souhaite pas transférer.

Mais la singularité de notre projet métropolitain consiste à déborder du Grand Dijon. Je propose une alliance aux communautés de communes du schéma de cohérence territorial (Scot), afin que ces territoires à nos portes se développent harmonieusement avec l’agglomération. Nous pourrons instaurer une solidarité dans les transports collectifs, la gestion de l’eau, l’énergie et le développement économique. Je propose aussi un rapprochement avec Chalon-sur-Saône, Mâcon et Le Creusot-Montceau sur les thèmes de l’économie et de la mobilité. Que Besançon en fasse de même avec l’aire urbaine Belfort-Montbéliard et ensuite, nous pourrions bâtir un pôle métropolitain Bourgogne-Franche-Comté.

M – Le nouveau statut sera-t-il générateur d’investissements ?

Le projet métropolitain en cours d’élaboration, qui pourrait être présenté en juin, devrait notamment proposer un centre régional de tri des déchets, l’amélioration de l’accessibilité des quais de la gare de Dijon et le parking-silo nécessaire à la future cité de la gastronomie. Avec l’intégration des routes départementales – qui représentent 10 % de linéaires de voirie en plus pour l’agglo -, Dijon Métropole devient un donneur d’ordres majeur pour les TP. La gestion centralisée de l’espace public (éclairage, feux de circulation, transports en commun… ) constitue le projet le plus prometteur. Son marché de conception, réalisation, entretien, maintenance (Crem) sera vraisemblablement attribué à la fin juin.

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