Actu Roger Pellenc, PDG et créateur du groupe Pellenc

« Je crois fermement à l’avenir des batteries »

Mots clés : Industriels du BTP - Innovations

C’est l’histoire d’un homme qui a mis son imagination à profit pour faciliter des tâches agricoles contraignantes, grâce à l’énergie électrique embarquée. Créateur d’un groupe d’ampleur internationale en cours de cession à Edify (ex-Somfy Participations), Roger Pellenc reste animé par sa passion pour l’innovation.

Alors que vous finalisez la cession du groupe international que vous avez créé à partir de 1973, pouvez-vous revenir sur ses origines ?

Depuis que je suis gamin, on m’appelle Roger l’inventeur. Mon père était agriculteur et entrepreneur de travaux agricoles. J’ai grandi avec les premières moissonneuses-batteuses, les tracteurs avec les treuils, mais aussi les chevaux qui travaillaient encore dans les vignobles. J’imaginais sans arrêt des solutions pour faciliter le travail. Il y en a qui ont un don pour la musique ou autre chose. Moi, le bon Dieu m’a donné le don d’imaginer des solutions pour se simplifier la vie. J’étais encore enseignant, en 1971, lorsque j’ai conçu ma première machine pour tailler/écimer les vignes en vert” (1), en collaboration avec un viticulteur. J’ai installé ma première entreprise en 1972, dans un cabanon où on abritait les chevaux. Je travaillais seul, avec un collègue qui venait m’aider de temps en temps, et ma femme qui faisait la comptabilité. La première année, j’ai fait dix machines. J’ai eu la chance d’obtenir le premier prix aux journées de La Valette à Montpellier  la manifestation de référence pour la viticulture, à l’époque. La deuxième année, j’en ai fait quarante, et j’ai commencé à agrandir moi-même le cabanon. Ensuite, un ami d’enfance, Jean-Paul Motte, qui était commercial et avait un baratin terrible, m’a rejoint. La société s’est appelée Pellenc et Motte, et elle a commencé à se développer au niveau national, puis international, en cédant une licence aux États-Unis sur les écimeuses, puis une pour les sécateurs hydrauliques.

Vous aviez d’autres idées ?

Dans les années 1970, les agriculteurs et les viticulteurs étaient très demandeurs de moyens de mécanisation car il leur était difficile de trouver du personnel. J’ai imaginé des sécateurs hydrauliques pour les viticulteurs et les arboriculteurs. Plus puissants que les modèles pneumatiques qui existaient alors, ceux-ci utilisaient la pression délivrée par le tracteur. Je me servais aussi d’éléments provenant du circuit de suspension des DS Citroën....

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 390 du 27/06/2016
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