Conception

Jardins thérapeutiques. La nature prouve ses bienfaits sur la santé

Mots clés : Risque sanitaire

Les jardins hospitaliers emportent l’adhésion d’un nombre croissant de médecins et patients. Le 4e Symposium de l’association Jardins et Santé a récemment montré l’ampleur du phénomène.

Fruit d’une histoire tortueuse, les jardins thérapeutiques ont conquis leur légitimité, parmi les démarches de santé publique. Si l’existence de jardins associés à des hôpitaux remonte à des siècles, leur vocation a quelque peu évolué avec le temps. « Jusqu’au XVIIIe, les jardins hospitaliers servaient essentiellement à alimenter la cuisine en légumes et fruits frais, et la pharmacie en plantes médicinales », a rappelé Pierre-Louis Laget, chercheur en histoire du patrimoine, lors du 4e Symposium sur les Jardins à but thérapeutique, organisé à Paris par l’association Jardins et Santé* en novembre 2014. À partir du XIXe siècle, les asiles, établissements d’accueil des malades mentaux, s’installent de préférence à la campagne afin d’offrir un paysage apaisant et des activités agricoles jugées saines pour les patients. Au siècle suivant, l’accessibilité et la fonctionnalité attendues des centres hospitaliers imposeront leur retour en ville et la réduction des surfaces dédiées au jardin. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour remettre sur le devant de la scène les effets bénéfiques de la...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 378 du 07/04/2015
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