Entretien

Ivry-sur-Seine. Les cantonniers jardinent enfin au champ de repos

Mots clés : Établissements de culte, funéraire - Funéraire

Le cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine réduit depuis cinq ans sa consommation de produits phytosanitaires. Fin 2014, cette progressivité a facilité le basculement vers une gestion sans pesticides. Paris systématise cette pratique depuis avril dernier dans ses vingt cimetières.

Le coup de feu de la Toussaint atteint une intensité sans précédent cette année au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) : sous l’effet de la suppression complète de l’usage de produits phytosanitaires, les sept cantonniers dirigés par Bruno Jambou cumulent l’élimination des feuilles avec le débroussaillage et la tonte. Pendant ces semaines cruciales où le site de 28 ha accueille le tiers de ses 100 000 visiteurs annuels, l’équipe se mobilise pendant deux à trois week-ends. Le service des parcs et jardins viendra l’épauler, ainsi que l’entreprise Le Colombier, pour l’entretien des avenues engazonnées.

Site pilote.

La généralisation de la suppression des pesticides dans les vingt cimetières parisiens, suite à la publication de l’étude qui a démontré les potentialités cancérogènes du glyphosate – herbicide le plus utilisé en France – n’a pas pris de court le personnel : avant même que Paris n’adopte son plan biodiversité de 2011, Bruno Jambou avait commencé à laisser s’épanouir les marguerites. Conscients des risques sanitaires associés aux 235 l de produits épandus chaque année jusque dans les années 2000, les cantonniers se sont adaptés progressivement : 3 divisions sur 48 passent à l’entretien écologique en 2011,...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 383 du 11/10/2015
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