Architecture Technique

Isolation thermique

Mots clés : Isolation thermique

Isolation thermique par l’intérieur (ITI) ou par l’extérieur (ITE)

Principes et objectifs

En RT 2005, les valeurs minimales de performances thermiques, dites « références à atteindre » et les valeurs maximales, dites « garde-fous à ne pas dépasser », sont reprises dans l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiment.
Ces valeurs intègrent, d’une part, les performances intrinsèques des matériaux composant la paroi (Uc-partie courante) et, d’autre part, les ponts thermiques structurels et ponctuels résultant de la configuration de pose de ces mêmes isolants.

La RT 2012 est applicable, depuis le 1er janvier 2013, pour l’ensemble des constructions neuves. Elle marque des changements importants, en reposant davantage sur des exigences de résultats et en réduisant le nombre des exigences de moyens :

– abandon du bâtiment de référence ; atteinte d’une nouvelle valeur, fixée et modulée, représentant les consommations conventionnelles d’énergie primaire (C < Cmax).
– abandon du coefficient Ubât ; atteinte d’une nouvelle valeur, fixée et modulée, représentant le besoin bioclimatique conventionnel en énergie (Bbio < Bbio max).
– abandon des garde-fous par composant (enveloppe et systèmes), sauf exceptions (traitement des ponts thermiques, traitement de l’étanchéité à l’air, surfaces vitrées, facteurs solaires, ratio d’ouverture des baies).
Toutefois, le calcul, relatif au confort d’été, de la température intérieure conventionnelle (Tic < Tic ref) n’est pas encore modifié (des travaux sur cet indicateur sont en cours).

Diagnostics

De manière générale, un mauvais choix de technique constructive et/ou une mauvaise mise en œuvre peuvent avoir un impact fort sur les coûts de fonctionnement d’un bâtiment (fortes déperditions, dégradation prématurée de la paroi…).

Aspects généraux (sur la base de la RT 2005) :

Absence de justificatif des valeurs utilisées comme données d’entrée du calcul, impliquant un non-respect de l’article 6 de l’arrêté du 24 mai 2006 (exemple : le justificatif de la conductivité ou de la résistance de l’isolant n’est pas fourni).
Utilisation d’un complexe isolant sans Avis technique et n’ayant pas fait l’objet d’un calcul.
Méconnaissance de la composition réelle de la paroi, qui induit des oublis quant à la prise en compte des ponts thermiques structurels et ponctuels dans l’étude thermique.
Valeurs non renseignées de ponts thermiques existant à l’interface menuiserie/doublage (appui, tableau et linteau).

Cas de l’ITI :

Les saignées nécessaires au passage des réseaux (d’électricité, de chauffage, de ventilation ou d’évacuation), non calfeutrées (photo 1).
Des plaques de parement posées de façon non jointive au-delà des faux plafonds, jusqu’au plancher haut ou intermédiaire (ayant pour effet d’augmenter les ponts thermiques de structure).
Des ponts thermiques dus aux discontinuités de l’isolant (photo 2).

Cas de l’ITE :

Les ponts thermiques intégrés (PTI) – linéiques et ponctuels – non pris en compte (photo 3). Ils dépendent notamment des contraintes locales (exposition au vent et sismicité fortes) et des modes constructifs. En effet :

– les fixations de l’isolant seront plus grosses et plus nombreuses si les contraintes locales sont fortes ou si la peau extérieure est lourde ;
– les valeurs de ponts thermiques seront plus élevées dans le cas où l’ossature ou les fixations sont métalliques.

Les bonnes pratiques

Connaître les conditions de base afin de cibler les choix techniques de mise en œuvre (exposition au vent, sismicité, type de peau extérieure, type de paroi porteuse, technique d’accrochage).
Réaliser les carnets de détails afin de repérer les points singuliers à l’interface menuiserie/doublage.
Etablir la note de calculs thermiques en consultant les marquages CE, les certifications et les Avis techniques lorsqu’ils existent, ou utiliser les valeurs par défaut des matériaux en tenant compte des ponts thermiques structurels et ponctuels.
Renseigner les valeurs de ponts thermiques d’appui, de tableaux et de linteaux à l’interface menuiserie/doublage.
Respecter rigoureusement les règles de mise en œuvre décrites dans le document technique d’application.
Calfeutrer les saignées réalisées dans l’isolant pour le passage des réseaux.
Veiller à la bonne étanchéité à l’air, surtout en phase de chantier.

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L’essentiel

Etablir des carnets de détails pour tous les points singuliers de mise en œuvre.
En phase chantier, traiter les dégradations de l’isolant générées par le passage des réseaux.

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Quand être vigilant ?

Du début de la conception à la fin de la réalisation, des étapes de vérification sont nécessaires pour atteindre la qualité réglementaire.

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D’ après les fiches « La qualité réglementaire dans les bâtiments d’habitation neufs. »

Reproduction interdite sans autorisation des éditeurs. © 2013 AQC/Ministères en charge du logement et de la construction. Toutes les fiches « Qualité réglementaire dans les bâtiments d’habitation neufs » sont consultables sur www.qualiteconstruction.com

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