Régions SPECIAL INNOVATION

Isère – Des capteurs thermiques au service de la gestion du bâtiment

Mots clés : Innovations

Détecter, compter et déterminer la position des occupants dans un espace donné, telles sont les fonctionnalités des capteurs infrarouges thermiques développés par la start-up iséroise Irlynx, qui compte une vingtaine de salariés. Intégrée dans des boîtiers installés au plafond, cette technologie vise différentes applications, comme le souligne Guillaume Crozet, directeur commercial et marketing : « Nos capteurs peuvent, par exemple, permettre de faire de la gestion de planning. Nous avons intégré le programme Data City de Nexity, dans le cadre duquel nous avons équipé les salles de réunion de leur siège social parisien. Nos capteurs leur permettront de connaître exactement le taux d’occupation de leurs salles de réunion, de mesurer si leur taille correspond bien au nombre de participants, etc. »

Mesurer le taux d’occupation. Toujours dans le secteur tertiaire, une autre expérimentation est en cours avec ce promoteur sur la gestion de ses bureaux en open space. « Nous visons d’autres utilisations, dans le logement notamment, indique Guillaume Crozet. Nous mesurerons le taux d’occupation de certains espaces communs de programmes immobiliers, tels que des salles de sport ou les espaces de coworking des résidences étudiantes. » Une telle mesure permet de valider l’intérêt des capteurs.

Forte d’un investissement de 3 millions d’euros pour développer cette technologie, la jeune pousse travaille aujourd’hui étroitement avec les principaux acteurs de la gestion technique du bâtiment (GTB). « Nous espérons que nos capteurs seront prochainement intégrés dans les offres de la GTB », confirme le directeur.

Un autre débouché pourrait se montrer porteur : celui du service aux personnes. « Nous pourrions tout à fait installer nos capteurs dans des résidences seniors pour connaître le niveau d’activité des résidents ou mesurer le lien social. En revanche, nous n’avons pas la compétence, en interne, pour gérer le risque », indique Guillaume Crozet. Si les capteurs peuvent enregistrer les temps d’immobilité d’une personne âgée, ils ne sont pas capables de gérer une alerte. « Nous sommes à la recherche de partenaires susceptibles de développer des systèmes permettant d’exploiter nos données », révèle le responsable.

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