Territoires

Isère Chamrousse s’équipe pour devenir une station de quatrième génération

Station où Jean-Claude Killy a remporté trois médailles d’Or lors des JO de Grenoble en 1968, « Chamrousse possède de nombreux atouts en termes d’accessibilité et d’espaces naturels notamment, mais stagne en termes de fréquentation. Notre objectif est de faire de Chamrousse une station ‘‘quatre saisons’’ », souligne Eric Brassart, adjoint au maire en charge du développement économique, de l’urbanisme et du logement. Et, pour faire venir une clientèle nationale et internationale, la station doit revoir son offre d’équipements. A Chamrousse 1 650 (Recoin), la construction d’un centre aquatonique, d’un hôtel de 100 chambres et d’un espace pour séminaires sera au cœur de ce projet. La proximité de la station thermale d’Uriage pourrait déboucher sur un partenariat dans cette activité. Anticipant ces aménagements, la commune a racheté un ancien hôtel et un local appartenant à la régie des transports au centre de la station, et lancé la révision de son plan local d’urbanisme. Les bâtiments détruits permettront de libérer le foncier nécessaire au projet.

Concours d’architectes-urbanistes.

« Nous devons également repenser le stationnement au cœur de la station en créant des parkings payants en sous-sol et rendre le front de neige aux piétons », indique l’élu. Densifier, sans toucher aux espaces naturels, restera une priorité pour la commune qui entend bien réaliser « un espace de haute qualité environnementale ».

A l’instar des « smart cities », villes en pointe sur le numérique et le développement durable, Chamrousse souhaite aussi devenir une « smart station », économe en énergie. Pour conduire ce projet d’aménagement, la commune a lancé un concours d’architectes-urbanistes et retenu quatre équipes qui doivent rendre leur copie mi-septembre pour une désignation du lauréat en octobre. Une SEM d’aménagement créée à l’automne sera chargée de porter ce projet, qui devrait être lancé dans le cadre d’un PUP (projet urbain partenarial). Le coût total de cet investissement, ouvert aux partenariats privés, devrait être compris entre 200 et 400 millions d’euros.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X