Architecture Technique Rhône

Internat passif pour lycéens actifs

Mots clés : Bois - Education - Établissements industriels, agricoles, ICPE

A Saint-Genis-Laval, les 96 pensionnaires d’un établissement agricole logent dans un coffre en bois hermétique.

Pendant leur semaine de cours, 96 élèves du lycée d’enseignement technologique et agricole de Saint-Genis-Laval, en banlieue sud de Lyon (Rhône), passent la nuit dans un internat pas comme les autres. Leurs chambres sont abritées au sein d’un bâtiment à énergie passive, livré à la rentrée de septembre 2015. Outre une faible consommation énergétique (moins de 15 kWh / m².an), l’édifice devait maximiser les apports solaires et minimiser les déperditions de chaleur. « L’isolation thermique de l’enveloppe était une question cruciale, explique Didier Richard, architecte de l’agence Rue Royale. En réponse à l’ambition environnementale et au contexte rural de cette opération, les façades ont donc été réalisées en ossature et bardage bois. »

Côtés nord, est et ouest, des lames de mélèze sont disposées à l’horizontale, soulignant la forme longiligne du bâtiment à deux étages. De petites fenêtres-bandeaux percent ce volume compact avec parcimonie. Elles éclairent les espaces de circulation, non chauffés. Côté sud, les chambres bénéficient de grandes fenêtres qui laissent entrer chaleur et lumière. Autour, des tasseaux fixés à la verticale donnent du tempo à l’édifice. « Selon l’angle de vue, les clins – espacés de 2, 4 cm ou 8 cm – font apparaître de manière nette ou floue le pare-pluie rouge sous-jacent, révélant ainsi l’épaisseur du bardage », décrit Didier Richard. L’architecte salue ici le « gros travail » de l’entreprise de construction bois Favrat, avant et pendant le chantier.

Sapin lamellé-collé.

L’internat se prolonge en U autour d’un jardin, avec un bâtiment en R + 2 pour les salles de travail et un autre en rez-de-chaussée pour le foyer. La structure de ce dernier est constituée de portiques en sapin lamellé-collé, contrairement à celle des chambres qui, pour des raisons d’inertie thermique et de risque sismique, est en poteaux-poutres béton. Le bois se retourne en toiture pour agrémenter la vue en surplomb et se prolonge en terrasse pour animer la vie de plain-pied. L’ensemble est complété par une vieille bâtisse à colonnes en pierre, dont la charpente en bois – refaite à l’identique – abrite désormais un préau.

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ENCADRE

Maîtrise d’ouvrage : région Auvergne-Rhône-Alpes. Maîtrise d’œuvre : Rue Royale Architectes, architecte mandataire. BET : Iliade (structure, fluides, économie), Génie acoustique (acoustique), SE&ME (HQE), Autre Nature (paysagiste), Siaf Ingénierie (VRD). Principales entreprises : Valentin (gros œuvre), Favrat (ossature bois, bardage). Surface : 2 014 m² Shon. Coût global : 4 millions d’euros HT.

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