Enquête

Ingénieur structures « Les calculs représentent la partie passionnante du métier »

Mots clés : Conception

Camille Carême, 26 ans, ingénieur structures au sein du groupe Setec, Paris.

Diplômée de Polytechnique et de l’Ecole des ponts, Camille Carême a fait ses armes en 2012 sur le chantier de la Philharmonie de Paris, dans le cadre d’un stage de fin d’études en conduite de travaux chez Bouygues Bâtiment Ile-de-France. Ingénieur structures depuis deux ans dans le pôle Structures complexes de la société Setec TPI, la jeune femme travaille sur des projets nucléaires. Elle réalise ainsi le calcul d’ouvrages neufs et la requalification d’ouvrages existants, notamment la requalification sismique d’installations nucléaires françaises.

Aimer les calculs est-il une raison suffisante pour travailler en bureau d’études ?

Oui, car c’est le lot quotidien d’un ingénieur structures ! Les calculs représentent, à mes yeux, la partie passionnante du métier. Surtout dans le domaine du nucléaire qui demande des calculs où l’on avance assez loin dans le raffinement de la modélisation. Mais l’exercice de ce métier requiert aussi de s’intéresser aux projets de construction dans leur ensemble.

Quelles sont les possibilités d’évolution dans un bureau d’études ?

Un jeune diplômé débute comme ingénieur attaché d’études. Il peut ensuite évoluer en devenant responsable d’affaires, ce qui implique d’encadrer une petite équipe. Certains ingénieurs deviennent aussi des experts dans un domaine, et sont ainsi régulièrement sollicités par leurs collègues sur des questions spécifiques.

Comment s’exerce le management ?

Chez Setec, la hiérarchie est plutôt courte, ce qui apporte une proximité entre ingénieurs et directeurs. Les ingénieurs sont encadrés par un responsable d’affaires, qui intervient sur la méthodologie de travail et les plannings. Ce dernier dépend du directeur du pôle. Les projets de très grande envergure requièrent néanmoins la mise en place d’une hiérarchie plus complexe, car souvent pluridisciplinaire. L’organisation du travail est par ailleurs très différente de celle des chantiers, où les décisions se prennent très vite. En bureau d’études, nous avons davantage le temps d’organiser des réunions de coordination, de faire des points avec nos responsables.

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