Edito

Ingénierie financière

Mots clés : Conception

En toute logique, les périodes économiquement difficiles devraient profiter aux loueurs. Contraintes par des budgets resserrés, les entreprises bloquent leurs investissements et se tournent vers des solutions flexibles qui leur fournissent les équipements nécessaires le temps d’un chantier. Le début de l’année 2015 ayant été particulièrement mauvais pour les travaux publics, les loueurs auraient donc dû se frotter les mains. Il n’en est rien. Avec — 7 % enregistrés au premier trimestre, les loueurs n’ont pas de quoi pavoiser… « Il y a moins de chantiers, donc moins de travail pour nous aussi », résume l’un d’eux. L’argument est recevable, mais il n’explique pas tout. « Un achat via une location financière et full services a du sens… », nous confiait récemment le directeur matériels d’une grande entreprise de terrassement. L’un de ses confrères renchérit : « Les fabricants devront s’impliquer plus fortement dans un financement plus court. » L’un comme l’autre évoquent des solutions de financement particulièrement souples qui leur apportent la même flexibilité que la location précaire au coup par coup. Peut-on encore appeler cela de la location, ou est-ce de l’ingénierie financière ? Où est la frontière entre la prestation de service et l’artifice comptable ? Peu importe. La location se développe effectivement en période de crise, mais pas forcément sous sa forme habituelle. Les concurrents de Loxam ou Kiloutou s’appellent aussi BNP Paribas, Société générale et Cat Financial.

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