Enjeux

Infrastructures : l’entretien en bonne voie

Mots clés : Réseau routier - Transport fluvial

L’Etat débloque une rallonge de 150 millions pour rénover routes et voies navigables.

Deuxième bonne nouvelle en quelques jours pour les travaux publics. Après la création, le 26 janvier, d’un Observatoire national de la route chargé de cartographier l’état du réseau, Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports, a annoncé, le 8 février, la mobilisation « exceptionnelle » de 150 millions d’euros pour l’entretien des routes nationales et des voies navigables. Cette enveloppe supplémentaire porte à 300 millions d’euros l’effort gouvernemental consenti cette année pour maintenir le niveau de service du réseau routier hexagonal. « Les infrastructures de transports sont des artères vitales pour nos territoires et notre économie. L’entretien des réseaux est fortement générateur d’activité et d’emplois pour les entreprises de travaux publics, un secteur durement touché par la crise ces dernières années », a rappelé Alain Vidalies à l’issue d’une visite du campus scientifique et technique de Colas, à Magny-les-Hameaux (Yvelines).

Le déblocage de cette enveloppe a été rendu possible grâce au relèvement des moyens de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), qui dépassent désormais les 2 milliards d’euros. L’Etat entend ainsi lancer et achever, d’ici à la fin de l’année 2016, plus de 400 chantiers de rénovation sur ses 12 000 km de routes nationales et autoroutes non concédées. « Il s’agit d’une hausse de 55 % des moyens engagés en un an, et d’un triplement depuis 2012 », a déclaré Alain Vidalies.

Infrastructures routières et ferroviaires, même combat.

Prêts à être lancés immédiatement par les Directions interdépartementales des routes (DIR), ces travaux de gros entretien portent, pour l’essentiel, sur les chaussées et les ouvrages d’art du réseau national. Ils se traduisent, également, par des mises à niveau en matière de sécurité et de protection de l’environnement. Le réseau routier, dont la valeur est estimée à 200 milliards d’euros, est emprunté pour huit déplacements sur dix. Sa préservation constitue donc pour le gouvernement « un enjeu prioritaire, tout autant que la maintenance de l’infrastructure ferroviaire », a tenu à préciser le secrétaire d’Etat.
En 2015, une enveloppe de 100 millions d’euros avait déjà été débloquée par le ministère des Transports pour réaliser plus de 150 chantiers de rénovation routière. Tous sont désormais achevés. « C’est une très bonne nouvelle pour notre profession, qui a perdu 25 000 emplois et qui a vu son chiffre d’affaires baisser de 30 % depuis 2008 », s’est réjoui Jacques Tavernier, président de l’Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf). « Nous attendons maintenant que les conseils départementaux et les grandes métropoles suivent le mouvement », a-t-il conclu.

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