Régions

Infrastructure La Défense, un partenaire privilégié pour le développement de Toulon

Mots clés : Collectivités locales

Implantée au sein du port militaire, la Direction régionale du service d’infrastructure de la Défense de Toulon (DRSID) est un maître d’ouvrage important pour le BTP, avec 80 à 100 millions d’euros injectés par an dans l’économie locale. « Malgré le contexte budgétaire difficile, les importants investissements réalisés ces dernières années comme l’hôpital Sainte-Anne 2000, l’infrastructure s’impose à nous. Il faut l’entretenir et l’adapter aux missions opérationnelles de la Défense, d’autant que Toulon a été confortée dans sa fonction de principale base navale française », explique son directeur, Jean-Pierre Cordier.

Une plus grande ouverture sur la ville

Dans le Var, dans le cadre du plan de relance, l’Etat a débloqué une trentaine de millions d’euros pour lancer plusieurs opérations de la DRSID en 2009 : installation d’un nouveau bateau-porte pour le grand arsenal Vauban, adaptation du grand hangar H4 de la BAN d’Hyères (6 millions d’euros) pour l’accueil de l’hélicoptère NH 90, travaux de réseaux électriques sur la base navale (6 millions d’euros), etc.

L’évolution de la présence et de l’activité de la Défense à Toulon est aussi marquée par une plus grande ouverture sur la ville avec des projets montés en partenariat ou participant à sa requalification. Ainsi, porte Castigneau, la DRSID réalise actuellement, en limite de la base navale une extension du service historique de la Défense, un bâtiment de 2 200 m². Destiné à la conservation des archives, cet équipement, réalisé selon des principes d’écoconstruction (architecte : ingénieur en chef Jean-Marie Brandicourt), sera, avec sa toiture végétalisée, son bardage en mélèze, le premier élément de la recomposition de l’entrée ouest de Toulon que souhaite mener la Ville.

Sur l’îlot Sainte-Anne, où la démolition de l’ancien hôpital Bérenger-Féraud a débuté, a été prévu un projet de 150 logements avec plusieurs équipements (amphithéâtre, gymnase) représentant un investissement de 13 millions d’euros. Dans le cadre de cette opération, 1 ha va être cédé à un bailleur social pour construire 150 à 200 logements aidés dont une partie pour la Défense.

« Nous avons mis à l’étude, pour chauffer cet îlot la création d’une centrale thermique commune au bois d’une puissance de 4 500 kW. Le projet devrait se concrétiser dans les 2/3 ans », précise Jean-Pierre Cordier.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X