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« Inciter le donneur d’ordre à s’engager en sécurité »

Mots clés : Protection sociale

La Caisse d’assurance maladie milite pour la mise en commun des moyens de prévention.

Questions à Philippe Bourges, ingénieur-conseil à la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés.

Où en est votre action de sensibilisation des maîtres d’ouvrage à la sécurité sur les chantiers ?

Nous avons présenté, lors du dernier salon Batimat, un guide disponible sur notre site www.ameli.fr, intitulé « Guide pour la mise en commun de moyens : travaux en hauteur, circulation, manutention ». Il vise à inciter les maîtres d’ouvrage à mettre en œuvre des mesures de prévention des chutes et des TMS, comme l’installation d’un échafaudage commun, d’un monte-matériaux ou d’un ascenseur de chantier. Parallèlement, nous avons formé en 2015, sur tout le territoire, 1 500 chargés d’opérations de grands donneurs d’ordre privé et public à un module que nous avons mis en place sur ce sujet. Nous allons à présent suivre 1 000 chantiers où des mises en commun de moyens seront concrétisées en 2016 et 2017. Notre objectif : que de plus en plus de maîtres d’ouvrage mettent dans leurs marchés les préconisations de prévention des risques faites dans notre guide.

Votre aide financière pour s’équiper d’un échafaudage sécurisé est reconduite jusqu’en 2017. A-t-elle du succès ?

Oui, nous attribuons environ une cinquantaine d’aides financières simplifiées « Echafaudage + » par mois. Ce dispositif permet à des entreprises de moins de 50 salariés de bénéficier d’une subvention correspondant à 40 % de leur investissement si elles s’équipent d’un échafaudage de pied (plafond de l’aide à 6 000 euros) ou roulant (plafond à 3 000 euros) à montage et démontage en sécurité. Et nous avons enrichi notre proposition : l’aide peut aussi concerner l’acquisition d’un escalier d’accès à l’échafaudage. Nous demandons toutefois à ce que l’entreprise ait formé au montage/démontage d’échafaudage en sécurité, dans les cinq dernières années, un salarié par tranche de dix salariés. D’autres types d’aide financière sont à l’étude.

Pour quelles applications ?

Nous allons présenter aux partenaires sociaux un projet d’aide financière simplifiée concernant les travaux en présence d’amiante, qui aiderait à l’achat d’aspirateurs à très haute filtration, de masques à adduction d’air et de bungalows de décontamination. Deux autres domaines pourraient faire l’objet d’une aide : la prévention des TMS chez les maçons et l’amélioration de l’hygiène sur les chantiers via des bases-vie de meilleure qualité.

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