Actualité Perpignan

« Il faut réintroduire le langage de la ville » Lionel Floch, architecte.

– Vous achevez la réhabilitation d’un ensemble de 400 logements, la résidence Roudayre, à Perpignan. Comment abordez-vous une opération de ce type ?

Je commence par un diagnostic, sans a priori. Aucun quartier ne ressemble à un autre, chacun a son histoire. Il y a toutefois des fondamentaux. Si l’on veut retisser des liens dans ces quartiers, il faut y réintroduire le langage de la ville.

– C’est-à-dire ?

Cela commence par la hiérarchisation de l’espace public : retrouver la rue, le trottoir, la limite résidentielle, le signalement des entrées. Sans délimitations claires, ces espaces sont mal appropriés ou détournés. A Roudayre, les halls d’entrée étaient constitués d’éléments en béton qui rappelaient l’image extérieure des bâtiments. Nous avons donc joué sur des matériaux lisses et amené de la couleur. Les éclairages blancs ont été remplacés par des éclairages indirects et les cages d’ascenseurs inutilisées ont été transformées en puits de lumière. A chaque étape, nous essayons de réintroduire une certaine sensibilité. Quand l’entrée de l’immeuble est refaite, les gens se disent qu’ils vont pouvoir réinviter chez eux.

– Comment arbitrez-vous dans le cadre d’un budget limité ?

Les interventions doivent être très ciblées, très fines. Nous essayons d’aller du collectif au privatif. Lorsque les habitants se rendent compte que l’on porte attention aux parties communes, ils engagent souvent des travaux dans leur propre logement. Il y a un effet de levier.

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