Enjeux Tertiaire

Icade table sur le bureau dans cinq villes de France

Maurice Sissoko arrive tout sourire, ce lundi matin de fin novembre, devant le futur siège d’Icade à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Pour le directeur général du pôle promotion de la filiale de la Caisse des dépôts, 2017 va de nouveau être un « bon cru ». Rappelons qu’au troisième trimestre 2016, les promoteurs ont vu leurs ventes bondir de 25,1 % par rapport à la même période de 2015, pour un total de 31 824 logements réservés, selon la Fédération des promoteurs immobiliers. Et l’année 2017 continuera d’être portée par des taux bas, le prêt à taux zéro et le dispositif d’investissement locatif Pinel.

Plus de 450 millions d’investissements. La foncière compte poursuivre la restructuration de son patrimoine, conformément à son plan Coach your growth with Icade , qui prévoit 30 millions d’euros d’investissements en 2016 et 2017 pour moderniser ses parcs d’affaires. L’idée ? Coupler des services ( coaching sportif, navettes électriques… ) à son offre de bureaux pour la rendre plus attractive. Car Icade doit faire face à la concurrence d’acteurs comme Nextdoor, Blue Office et, prochainement, WeWork, qui proposent des espaces de coworking adaptés aux nouvelles pratiques de travail. En parallèle, Icade souhaite investir en moyenne 150 millions d’euros par an sur les trois ans à venir dans des opérations de bureaux en y associant sa branche promotion. Ces projets seront développés à Lille, Lyon, Toulouse, Marseille et Bordeaux. « Des villes avec des gares TGV, un marché de bureaux et des taux de rendement intéressants », résume Maurice Sissoko.

Cette stratégie doit permettre à Icade de faire croître la valeur de son portefeuille immobilier jusqu’à 11,4 milliards d’euros en 2019, contre 9,2 milliards en 2015. La foncière en profitera pour renforcer sa branche santé : de 19 % à la fin 2015, celle-ci devrait représenter 22 % de son portefeuille à la fin 2019. Le groupe souhaite également soutenir les jeunes architectes. « Ils n’ont pas toujours les moyens de participer aux concours, à l’inverse des agences bien installées », regrette Maurice Sissoko, qui évoque la possibilité de prendre en charge certains coûts, sans toutefois donner de chiffres.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X