Management et prévention

Hygiène et sécurité Deltalyo & Valmy se développe sur le marché des masques respiratoires

Mots clés : Sécurite civile

C’est un chèque de plus d’un million d’euros qu’a récemment signé Vianney Brillat, 48 ans, président de la société Deltalyo & Valmy, spécialisée dans la fabrication de masques de protection respiratoire : 1,2 million d’euros, précisément, dédiés à l’achat de matériel. Et pour cause : l’usine de cette PME, basée à Roanne, dans la Loire, tourne à plein régime depuis plusieurs mois, rattrapée par l’actualité et la propagation du virus H1N1.

En 2003, Vianney Brillat, ancien dirigeant de sociétés et d’usines, rachète l’entreprise Delta industries, spécialisée dans l’importation et le négoce de matériels pour la pulvérisation de peinture pour le bâtiment. « Quand, en 2005, les autorités françaises ont cherché un importateur de masques pour lutter contre la grippe aviaire, elles se sont tournées vers nous. Nous avons répondu à leur appel d’offres et mis en place une filière qui nous a permis de livrer 25 millions de masques en quatorze mois », explique le président.

Diversifier l’activité

Mais très vite, Vianney Brillat mesure la nécessité d’anticiper la fin de ce contrat avec l’Etat, de préparer l’entreprise à diversifier son activité et à améliorer sa compétitivité. « Nous sommes partis d’une étude réalisée par Ipsos, qui indiquait que les trois quarts des masques utilisés de façon récurrente l’étaient dans le domaine du BTP et de l’industrie, explique le président. En outre, une étude utilisateurs révélait que les ouvriers n’étaient pas satisfaits de leur masque, car il leur donnait l’impression d’étouffer. »

Décision a donc été prise de proposer, essentiellement à destination du bâtiment et de l’industrie, un masque de protection respiratoire « innovant ». Ce sera chose faite en 2008, avec le dépôt du brevet international de Spireor, au travers duquel, selon son concepteur, « l’utilisateur peut respirer très confortablement grâce à la combinaison de tissus placés à l’intérieur : il nécessite un effort respiratoire de 2,5 à 6 fois moindre qu’un masque traditionnel. » Aujourd’hui, la PME (66 personnes, 13,8 millions d’euros de CA) se félicite de compter déjà plus de 400 distributeurs de masques Spireor en Europe et vise les 2 500 d’ici à fin 2011. « En France, nous avons déjà réussi à convaincre des gens comme PPG ou Akzo Nobel », se félicite Vianney Brillat. Un développement qui aujourd’hui se trouve malencontreusement ralenti par la crise… de la grippe A, qui occupe les équipes cinq jours et demi par semaine !

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