Régions Montpellier

Histoire et modernité pour la nouvelle fac de médecine

Mots clés : Architecture - Bâtiment d’habitation individuel - Gestion et opérations immobilières

7 000 logements seront produits annuellement dans le cadre du futur PLUi-H de Toulouse Métropole.

640 888 € Montant de la subvention accordée par la mairie de Bordeaux au centre d’architecture Arc en rêve en 2017.

1,3 M€ Acquisitions immobilières à titre onéreux effectuées par la Ville de Bordeaux en 2016.

Comment donner un nouvel écrin à la plus ancienne faculté de médecine du monde occidental encore en exercice ? C’est la question à laquelle a été confronté François Fontès, concepteur de la nouvelle faculté de médecine de Montpellier. L’architecte y a répondu en conciliant monumentalité et transparence, en jouant sur la lumière et l’expression des matériaux laissés bruts. Le nouveau bâtiment, en voie de livraison, a été implanté à l’entrée du campus biologie-santé Arnaud-de-Villeneuve, au nord de la ville. Construit par la région Occitanie dans le cadre du plan Campus, l’édifice totalise 11 400 m de surface de plancher sur six niveaux et pourra accueillir 3 700 étudiants. Il est constitué de cinq blocs indépendants reliés par une rue intérieure.

Verre, inox, acier, granit et béton. Extérieurement, la nouvelle faculté de médecine présente deux visages très contrastés. Côté ville, l’édifice déploie une façade courbe, entièrement vitrée, qu’anime une forêt de poteaux blancs. Ces fûts à la disposition aléatoire supportent une fine dalle de béton percée de trous multiformes qui laissent filer des éclats de lumière sur le parvis et dans le hall.

Côté campus, le bâtiment présente une façade plus massive, rythmée par 48 colonnes de granit. Extraits bruts de carrière, ces mégalithes, porteurs, sont formés chacun de cinq éléments, de hauteur d’étage, d’un poids unitaire pouvant atteindre 11 tonnes. La nef intérieure, ouverte sur quatre niveaux, a été traitée comme un objet précieux. Les passerelles suspendues qui la traversent sont carrossées d’Inox. Les faux plafonds sont habillés, comme ceux des amphithéâtres, d’une toile tendue imprimée rouge évoquant les grands médecins qui, de Rabelais à Rondelet, ont marqué l’histoire de la faculté. Les murs en béton matricé sablé, coulés en place sur une hauteur de 14 mètres, forment un drapé qui évoque un rideau de scène. Les cages d’ascenseurs sont habillées d’une maille acier, plissée elle aussi. La façade principale, vitrée, est dépourvue de toute structure métallique. Elle est tenue par des raidisseurs en verre, de 11 mètres de haut.

L’ouvrage a fait l’objet d’une appréciation technique d’expérimentation. « Nous n’avons pas cherché le sensationnalisme technique, précise François Fontès. Nous sommes allés à l’extrême de ce que permettaient les solutions traditionnelles. » Le bâtiment comporte cinq amphithéâtres, situés dans la partie avant du bâtiment. Les quatrième et cinquième niveaux accueillent une plate-forme de formation médicale équipée d’outils de simulation. Le CHRU, voisin, y a installé son centre d’enseignement en soins d’urgence.

Maîtrise d’ouvrage :région Occitanie. Maîtrise d’ouvrage déléguée : LRA. Architecte : François Fontès. BET : Verdier (structure), Durand (fluides). Gros œuvre et charpente métallique : Eiffage Construction LR. Surface de plancher : 11 400 m2. Coût des travaux : 29 millions d’euros HT. Livraison : juin 2017.

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