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HENNING CHRISTOPHERSEN « Il faut boucler les réseaux européens »

Trois questions à Henning Christophersen, ancien vice-président de la Commission européenne, qui a participé à la rédaction du livre blanc sur la route en 1993.

Quel est votre diagnostic sur la route en Europe ? HENNING CHRISTOPHERSEN. Les investissements publics étant les premières victimes de la crise économique et de l’augmentation du chômage, la route se trouve aujourd’hui dans une situation désastreuse.

Serait-il pertinent de relancer les grands projets européens d’infrastructures ?

Les 14 projets identifiés en 1993 ont déjà démarré. Il faut en réalité changer le mode de financement et revoir les projets en tenant compte de l’environnement et du développement durable : une petite révolution pour la route !

Quels sont alors les projets viables ?

Le problème européen touche à la fragmentation entre les pays membres de l’Union. Ce sont donc les liaisons transfrontalières qui doivent être menées à terme en priorité, à la fois parce qu’il s’agit de projets modestes, plus faciles à financer par le privé, et parce qu’ils représentent une nécessité. Les réseaux ne seront efficaces que s’ils sont bouclés, or il existe encore trop de « vides ». Exemple : Millau, sur le trajet Bruxelles-Madrid.

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