Territoires

Haute-Loire La Chaise-Dieu dévoile ses secrets lors d’une restauration

Les chantiers de restauration de monuments historiques réservent souvent des surprises. Celui de l’ensemble abbatial de La Chaise-Dieu (Haute-Loire) n’a pas dérogé à cette règle. « Lors de l’étude de l’aile de l’Echo, on s’est rendu compte qu’une chapelle avait été gommée », explique Richard Goulois de l’agence Croisée d’archi. Un bâtiment de 44 m de longueur sur 8,5 m de largeur « porté disparu » après la vente de ce bien national pendant la Révolution française. La chapelle dite de Notre-Dame du Collège avait été ensuite divisée en trois appartements. L’ambition du projet de restauration conduit actuellement est de redonner à cette chapelle sa dimension d’origine pour présenter dans les meilleures conditions les tapisseries du début du XVIe siècle exposées aujourd’hui dans l’abbatiale. « Nous avons pu récupérer et reconstruire des éléments manquants, renforcer les voûtes qui s’étaient effondrées avec un étai en métal » indique l’architecte ligérien. Les murs de refend ont été abattus, les sols remis à niveau. Autre redécouverte inattendue : les peintures murales en grisaille de la fin du XVIIe siècle sont réapparues.

Hygrométrie constante.

Pour exposer les tapisseries dans une atmosphère à hygrométrie constante, un plancher mécanique collaborant, un système de joint en caoutchouc ainsi qu’un système de chauffage ad hoc ont été mis en place. La livraison de l’ancienne chapelle est prévue en 2016, mais les tapisseries ne seront pas installées avant 2017, délai mis à profit pour permettre au bâtiment de se stabiliser. L’ensemble de cette première tranche sera achevé au 1er trimestre 2017.

Les autres travaux concernent en particulier l’aménagement de l’ancien dortoir à l’étage, transformé en salle d’exposition, et la salle Pierre-Roger Gaussin mitoyenne de la salle de l’Echo. Le grand escalier qui avait été coupé en deux a retrouvé sa dimension et son apparat d’origine. Les entreprises Comte (groupe Vinci) et Blanchet (serrurerie) sont notamment intervenues sur ce chantier d’un coût total de 23 millions d’euros qui comprend aussi la construction d’un bâtiment contemporain de 300 m2 en acier Corten. Enfin, les places situées de part et d’autre du bâtiment principal seront reprises : un jardin sera créé à l’emplacement d’un parking, la place Lafayette conservant son aspect minéral.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X