Gestion

Haulotte intègre la mallette dans la machine

Intervention. Avec son « écran actif », Haulotte installe dans ses machines une interface de diagnostic destinée aux techniciens.

« Nous avons constaté que les techniciens travaillaient souvent seuls sur les machines. Or leur nouvel outil  l’ordinateur portable  monopolise l’usage d’un bras et les empêche de se déplacer autour de l’engin. C’est pour leur donner davantage de mobilité que nous avons créé l’écran actif. » Xavier Deshors, analyste marketing chez Haulotte, explique ainsi la genèse du nouvel écran de contrôle qui apparaît aujourd’hui en standard dans les nouvelles nacelles et sera par la suite généralisé à tous les modèles du catalogue au fur et à mesure de leur renouvellement. Il s’agit d’une nouvelle interface sortant du capot, lavable au jet et accessible depuis le sol. Son écran premier est destiné à l’opérateur, souvent néophyte vis-à-vis de ces machines essentiellement louées. Il indique, clairement et en couleurs, les niveaux de carburant et de charge électrique. Si un défaut est détecté, un gros logo s’allume. « Le locataire doit alors appeler le loueur et lui lire le code erreur qui apparaît sous l’alarme. Un nombre important de déplacements pourront ainsi être évités car beaucoup de problèmes pourront être résolus par téléphone », estime Xavier Deshors. Si un technicien doit néanmoins intervenir, celui-ci se servira de l’écran actif au lieu de connecter un ordinateur portable sur la machine. Pour accéder au menu « maintenance », il faut préalablement saisir un code. Puis l’ordinateur indique le composant défectueux qu’il a détecté. Mieux : il en affiche la photo et guide le technicien pour l’atteindre. « C’est un manuel d’intervention embarqué. » Le dépanneur a ses deux mains libres et retourne consulter l’écran quand il en a besoin. Au-delà de cette aide à la réparation, l’interface propose de lancer une procédure d’autodiagnostic, affiche les plannings de maintenance préventive et donne accès au journal de bord. Seule fonction absente : la télématique. La machine n’envoie pas ces informations à distance. « C’est techniquement facile à faire, admet Xavier Deshors, mais cela n’intéresse pas nos clients. Ceux-ci sont des loueurs qui gèrent des flottes de différentes marques. Ils ont souvent leurs propres logiciels de surveillance à distance sur lesquels nous pouvons venir nous greffer pour envoyer les informations qui les intéressent. » Cela rappelle qu’il n’existe pas encore de protocole commun pour l’électronique embarquée à bord des matériels de chantier, et cela deux ans après la signature d’un accord aux États-Unis entre les fabricants et l’AEMP (Association of Equipment Management Professionals). Il serait temps que ces promesses soient traduites en actes car tout le monde aurait à y gagner.

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