Autres Ressources humaines

Hager promeut les femmes dans toutes les fonctions

Mots clés : Management

«Bienvenue aux femmes ! » Fort de 50 % de personnel féminin parmi les 1 900 salariés de son site d’Obernai (Bas-Rhin), le fabricant de matériels électriques Hager multiplie les occasions de diffuser ce message. Le recrutement de 80 ingénieurs crée l’occasion dont se saisit l’industriel, le 10 avril prochain, pour convier les étudiantes de trois écoles d’ingénieurs de Strasbourg à une journée d’échanges avec les équipes techniques : « Ingénieur’E : Oser ». Du côté de la production, l’école d’outillage, inaugurée en décembre dernier, bouscule les traditionnelles cloisons entre les genres : parmi les 17 candidatures, deux femmes sur quatre ont franchi le cap de la sélection à la première session d’un parcours de formation de deux ans et demi. « L’amélioration de l’ergonomie des postes contribuera au bon accueil des premières outilleuses », annonce Laurie Schaeffer-Liess, en charge de ce projet au service des ressources humaines.

Corollaire de l’esprit en faveur de l’égalité homme-femme, l’ouverture à l’initiative s’exprime dans ce cri du cœur : « Je ne commande pas, je manage », s’exclame Ligia Boros. Après avoir fui la Roumanie corrompue des premières années de l’après-Ceausescu, cette ingénieure – seule manager dans l’usine U1, l’une des deux usines Hager d’Obernai – illustre l’attractivité exercée par l’entreprise : « Alors que j’avais déjà un contrat chez un concurrent, j’ai choisi Hager pour sa réputation en matière de valeurs humaines », témoigne cette chef de projet recherche et développement de 51 ans qui encadre huit ingénieurs et techniciens, tous des hommes.

Priorité à la mobilité interne

Régulièrement envoyée en Inde, en Pologne ou en Chine pour des missions de plusieurs semaines, Astrid Kappler, 46 ans, technicienne d’industrialisation des machines spéciales, tient compte pour sa part de ces valeurs en faveur de l’égalité dans sa vie familiale : « Les hommes peuvent aussi s’occuper des enfants », témoigne-t-elle. Comme le rappelle le DRH du groupe, Franck Houdebert, l’impulsion de la démarche remonte à 2006 : « Face aux nouvelles compétences requises par une nouvelle génération de disjoncteurs, nous avons décidé de miser sur les recrutements internes et la formation. » En décembre 2011, l’accord sur l’égalité homme-femme a ensuite formalisé les acquis. Cathie Kopp, DRH pour la France, n’entend pourtant pas en rester là : la recherche et développement compte encore trop peu de femmes, et les ressources humaines trop peu d’hommes…

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