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Hager mise sur ses installateurs pour croître

Mots clés : Apprentissages

Formation, digital et nouveaux marchés constituent les axes du développement à venir.

L’objectif est gravé dans le marbre, inscrit en première page du dernier rapport annuel d’activité de Hager : de 1,7 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2014, le fabricant d’équipements électriques franco-allemand (Hager, Berker, Elcom, Efen, Daitem, Diagral) veut passer à 3 milliards en 2020. Face à un tel enjeu et sur un marché en baisse, ses dirigeants misent sur deux leviers : la proximité avec les installateurs et la diversification de l’activité. Pour se rapprocher de ses clients, Hager parie sur le digital, avec le développement d’applications mobiles professionnelles comme Wattson, lancée en juin à l’intention des électriciens. « Wattson enrichit la visite client en proposant un audit des besoins et un guide d’entretien, détaille la directrice générale de Hager France, Sophie Breton. Ludique, cet outil sert d’appui commercial à l’installateur. » L’industriel s’est également inspiré de ce qui existe dans la peinture pour développer Kallysta et Switch, des applis qui aident le professionnel à prescrire des appareillages muraux décoratifs grâce à la simulation. Le groupe renforce aussi sa politique de formation, technique et commerciale. « Nous sentons un changement de mentalité des professionnels, assure Sophie Breton. La demande se renforce dans nos dix centres de formation. »

Trois marchés porteurs.

Hager récolte lentement le fruit de ses paris sur des gisements de croissance parfois en périphérie de son cœur de métier. L’appareillage mural, une activité démarrée en 2006, représente aujourd’hui 15 % des ventes du groupe grâce à une présence agressive : une gamme lancée tous les deux ans depuis neuf ans. Hager investit aussi beaucoup dans les bornes de recharge de véhicules électriques. Un « pari sur 2020 » dans lequel l’industriel a « embarqué et formé » son réseau d’installateurs. Troisième filon que le fabricant exploite : le marché grandissant de l’efficacité énergétique. « Nous profitons du développement de l’affichage d’énergie dans le neuf, explique Sophie Breton. Pour le résidentiel, on se différencie grâce à une interface usager conviviale, affichant kilowatts, euros et consommation en temps réel. En rendant le système intelligent, nous pouvons collecter des données pour l’exploitant de l’immeuble et ses usagers. » Ce marché, qui concerne environ 3 000 logements par an aujourd’hui, pourra en représenter 15 000 à 25 000 dans cinq ans. « Ce n’est pas forcément avec ces activités que nous faisons du chiffre, reconnaît Sylvie Breton. Mais c’est loin d’être négligeable dans une période où nous sommes en recherche constante d’activité pour nos installateurs. »

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