[TO] Urbanisme et aménagement

Habitat DENSE Ambiance de petit village à Nanterre

Mots clés : Architecte - Architecture - Coûts et prix - Energie renouvelable - Maison individuelle

Avec la Villa des Suisses, un petit quartier de 40 maisons de ville situé à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, l’agence LLTR résout une équation difficile : un PLU contraignant, des coûts minima à respecter et une mixité sociale obligatoire.

A la jonction du tissu pavillonnaire des pentes du mont Valérien et de l’habitat collectif de la place de la Boule, sur un terrain en pente de 6 200 m², les architectes de l’agence LLTR chargés d’une mission de conception ont réalisé un programme particulièrement dense pour de l’habitat individuel (65 logements à l’hectare). C’est par une distribution en peigne – un passage principal accédant à d’étroites venelles – que cette densité a pu être obtenue tout en respectant les règles de prospect et de vues qu’imposait le PLU.

« La densité est l’une des orientations du schéma directeur d’Ile-de-France, rappelle Philippe Loth, mais la mettre en place dans un programme d’habitat individuel nécessitait de négocier avec les règles du PLU, prévues davantage pour des îlots affectés à un habitat collectif en front de rue et à des constructions plus aérées à l’arrière de la parcelle. » Une étroite imbrication des volumes a permis de loger les quarante maisons. « L’effet produit est une impression de densité de petit village, de ruelles du sud de la France, sans sensation d’étouffement ou de tassement », ajoute l’architecte.

Des maisons capables d’évoluer

De même, le stationnement a été relégué en sous-sol (92 places), le garage, autre attribut du pavillonnaire, contribuant largement à son étalement. Disposées en bandes, les habitations mitoyennes orientées nord-sud et est-ouest bénéficient d’une double exposition et de petits jardins de 35 m2. Le blanc est au cœur du système des couleurs, car « dans une opération dense, il reflète mieux la lumière », observe Philippe Loth.

Autre gageure, « le prix plafond fixé à 3 000 euros le mètre carré pour lutter contre la spéculation », explique la mairie. « C’était une contrainte économique sévère, mais nous avons pu garder de belles surfaces. Toutes les pièces à vivre sont orientées au sud, les salles de bain éclairées naturellement. Ce qui nous paraît essentiel, c’est de produire des maisons avec une bonne structure pour être capables d’évoluer. Par exemple, pour pouvoir y installer des panneaux solaires », précise Philippe Loth.

Les seize maisons locatives sociales et les vingt-quatre en accession alternent, sur la parcelle, pour assurer une bonne mixité sociale. Elles ne se distinguent que par leurs surfaces : T4 et T5 sociaux de 80 à 90 m², T4 à T6 en accession de 90 à 110 m². Le plan en L de la majorité d’entre elles permet d’accueillir, dans un volume bas à l’avant, le salon qui bénéficie d’une vue sur le jardin. Toutes les constructions ont leur structure en béton armé, une toiture en métal de type zinc, des fenêtres PVC et des jardins fermés par des clôtures en bois.

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ENCADRE

Fiche technique

Aménageur : Semna.

Maître d’ouvrage : BNP-Paribas Immobilier, Vinci Immobilier et OMHLM de Nanterre.

Maîtrise d’œuvre : LLTR architectes, conception ; SD Ingénierie, exécution ; MCI, BET fluides ; Bati Concept, BET structure ; Sefia, BET géotechnicien ; GH Acoustique, BET acoustique.

Surface de l’opération : 6 020 m² Shon.

Montant des travaux : 7,1 millions d’euros (valeur juillet 2008).

Livraison : juillet 2008.

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