Territoires Loire-Atlantique

Habitat 44 intègre la construction modulaire 3D

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE

L’Office public de l’habitat de la Loire-Atlantique aurait pu être échaudé après la liquidation judiciaire, il y a bientôt deux ans, de l’entreprise Tangram avec qui il avait contracté un accord-cadre pour la conception-réalisation d’une dizaine d’opérations. Il n’en est rien. Le principe novateur de l’accord-cadre reste valable, tout comme le mode constructif. Cette fois, le bailleur social a sécurisé la démarche en choisissant comme mandataire d’un groupement conjoint d’opérateurs économiques le constructeur bois CMB, basé à Mauléon (Deux-Sèvres). « CMB a repris l’accord-cadre en conception réalisation aux côtés de l’agence Tetrarc (1), mais le principe reste le même en garantissant un coût fixe et des délais, explique Christophe Bonneau, directeur du développement patrimonial d’Habitat 44. Nous pouvons désormais dire aux élus qu’en dix mois, nous sommes en capacité de lancer une opération. »

Lauréat du défi Poitou-Charentes.

CMB possède une bonne expérience en construction modulaire. L’entreprise s’est lancée dans l’aventure en 2009 après avoir remporté le défi Poitou-Charentes pour la conception d’un habitat durable, confortable et économe en énergie. Depuis, CMB, qui dispose de deux ateliers et d’un bureau d’études d’une dizaine de personnes, a peaufiné son système constructif. La structure des panneaux destinés aux modules met en œuvre différents composants (bois massif, lamellé-collé, lamibois). Les modules 3D sont fabriqués en usine jusqu’aux finitions. CMB va jusqu’à couler sur les planchers bois une chape ciment sur 5 cm en atelier afin de garantir une performance thermique « 30 % au-dessus des règles ». « Seule l’opération finale d’assemblage de modules par accolage ou superposition est effectuée sur site », explique Julien Millet, chargé de la production et des chantiers.

Même avec ce niveau élevé de préfabrication, CMB ne se définit pas comme un industriel, mais bien comme un constructeur bois. « C’est le process qui est industriel, pas le produit. Il suffit juste d’intégrer les contraintes en amont », insiste Julien Millet. D’un montant de 11 millions HT, l’accord-cadre porte sur 108 logements répartis sur huit opérations à Saint-Herblain, Petit-Mars, Machecoul, Ancenis et Chauvé. La résidence La Boëtie, à Ancenis, est la première opération livrée dans ce cadre. « Nous nous sommes appliqués à ce que les modules disparaissent complètement. Sur les 17 logements, nous avons sept typologies différentes », explique l’architecte Patrick Moreuil, qui a su jouer avec les modules pour créer des balcons pouvant aller jusqu’à 30 m2. Reste que l’intérêt de ce mode constructif tient surtout dans la garantie d’un niveau optimal de qualité (étanchéité à l’air de 0,6, absence de pont thermique, RT 2012…) pour un coût équivalent à un mode traditionnel (1 300 euros HT/m2) et de délais de construction record. Les logements de la Boëtie ont été remis huit mois seulement après le lancement du chantier.

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(1) Avec pour l’ingénierie : Hays fluides, A3GI VRD, Inddigo développement durable, BAG, le BE bois de CMB.

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