Régions Toulouse

Guillaume Pepy clôt la polémique sur la LGV

Mots clés : Apprentissages - Economie mixte - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Transport ferroviaire

61 actions de formation en Nouvelle-Aquitaine dans le BTP financées par l’Etat pour le premier semestre 2017.

1 Md € d’investissements, toutes dépenses confondues, par le conseil départemental de Gironde d’ici à 2021.

83 M€ de travaux prévus en 2017 par Oppidea, SEM d’aménagement de Toulouse Métropole.

Le sujet agite la sphère politique locale depuis de longues semaines. En visite à Toulouse le 19 avril, Guillaume Pepy, président de la SNCF, n’a pas pu échapper aux questions sur la future LGV Bordeaux-Toulouse. Ses déclarations étaient très attendues depuis que l’une de ses interventions sur France Inter le 10 mars avait été interprétée comme une remise en question du projet. « Mes propos ont été mal compris. Dire qu’aucun chantier de LGV n’est en cours ne veut pas dire qu’il n’y a pas de projet, a martelé Guillaume Pepy à Toulouse. Sur ce sujet, ce n’est plus la SNCF qui décide. Ce sont les élus et l’Etat. Et lorsque le financement et le calendrier seront fixés, SNCF Réseau construira la ligne et SNCF Mobilités sera heureux d’exploiter le TGV. »

Une mise au clair de nature à rassurer les grands élus de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Ces dernières semaines, plusieurs d’entre eux, dont les deux présidents de région et les maires de Toulouse et Bordeaux, s’étaient inquiétés de ne pas voir le futur gouvernement « respecter les engagements pris par l’Etat ». L’avenir du projet, déclaré d’utilité publique par le gouvernement en juin 2016, est en effet entre les mains de l’exécutif. Et malgré des recours déposés par des opposants, le programme qui pourrait permettre de relier Toulouse à Paris en 3 h 10 autour de 2024 contre 4 h 15 aujourd’hui suit son cours.

Réflexions autour du financement. Deux experts indépendants, missionnés en juillet dernier par le ministère des Transports, planchent en ce moment sur différentes pistes de financement pour boucler un budget estimé à 7,5 milliards d’euros, hors tronçon Bordeaux-Dax. La SNCF a déjà annoncé qu’elle ne financerait pas le projet sur fonds propres. Benoît Weymuller, du Conseil général de l’environnement et du développement durable, et Alain Bodon, de l’Inspection générale des finances, doivent remettre leurs premières propositions cet été, en s’appuyant sur des « études d’avant-projet sommaires » et confidentielles menées par la SNCF. Le prochain gouvernement devra se prononcer sur le sujet courant 2018.

Selon la FRTP Midi-Pyrénées, 1e projet pourrait générer près de 10 OOO emplois.

Si elle se concrétisait, la LGV pourrait, selon la FRTP Midi-Pyrénées, générer 4 000 emplois pour la construction de la ligne, 4 000 pour la fabrication des matériels et matériaux, et près de 2 000 pour les activités annexes comme l’hôtellerie et la restauration.

Investissements record en Occitanie. En attendant la LGV, « l’Occitanie reste la région record pour les investissements dans le train », a rappelé Guillaume Pepy lors de son passage à Toulouse. Sur la seule année 2017, 450 millions d’euros auront été investis dans la modernisation et l’entretien du réseau. Entre 2015 et 2020, SNCF Réseau aura investi 900 millions d’euros sur fonds propres dans le réseau structurant de la région. L’objectif est de moderniser les 2 600 km de voies de la région et notamment de renouveler toutes les lignes de la transversale Bordeaux-Marseille en Occitanie. « C’est le plus grand chantier mené par la SNCF Réseau en Europe. C’est un effort sans précédent », souligne Pierre Boutier, directeur territorial de SNCF Réseau Occitanie.

Parmi les projets à venir figure notamment la seconde phase du renouvellement des voies du tronçon Carcassonne-Castelnaudary en 2018. Le prochain appel d’offres concernera la modernisation de la section de la ligne Carcassonne-Limoux et sera lancé prochainement pour une attribution à l’automne 2017.

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« Une bouffée d'air pour notre économie locale »

« Ma crainte est de voir l’Etat se désengager et se dédire, alors que tous les premiers ministres de François Hollande se sont engagés sur ce projet. Je regrette particulièrement la passivité d’Alain Vidalies [secrétaire d’Etat chargé des transports, NDLR] et m’inquiète des difficultés d’Alain Rousset [président de la région Nouvelle-Aquitaine, NDLR] dans sa majorité autour de cette LGV. Notre mobilisation doit être entière et totale ! A l’heure où l’agglomération toulousaine gagne 20 000 habitants par an, c’est un non-sens démographique que nous restions isolés en dehors de toute LGV. Economiquement, gagner 1 h vers Paris constituera un tremplin pour la métropole, mais aussi pour Agen, Castres, Albi, Carcassonne, Montauban…

Et ce chantier serait une bouffée d’air pour notre économie locale ! Je ne souhaite même pas envisager un tel abandon, ce serait un mauvais signal envoyé en matière d’environnement, puisque cela équivaudrait à dire qu’on se satisfait du duo voiture-avion dont on connaît l’empreinte carbone. »

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