Conception

Guerre et paysage. Tapis de bombes transformés en hymnes à la vie

Sur le thème « Guerre et paysage », une rencontre proposée cet été par la direction régionale des affaires culturelles de Picardie a suivi le chemin qui, à partir des champs de bataille dévastés, conduit, cent ans plus tard, à l’hymne à la vie chanté par Gilles Clément.

«La guerre est dévastatrice non seulement pour les sociétés et les hommes qui la composent, mais également pour les paysages qui se font ainsi l’écho des effets de la violence sur le mental des soldats », rappelle Annette Becker, historienne et enseignante à l’université de Paris X – Nanterre. Première personne à démontrer que la représentation d’un paysage est directement liée aux attentes et aux motivations de l’individu qui le regarde, le psychologue américain d’origine allemande Kurt Lewin s’est appuyé sur sa propre expérience des tranchées. Ainsi la vision du soldat à l’affût d’un ennemi diffère considérablement de celle du simple promeneur face à un même paysage.

Hommes et nature anéantis.

Plus tard, de nombreux artistes évoqueront la guerre et les soldats blessés par la symbolique d’arbres brisés, à l’image de la sculpture intitulée « L’autre côté des arbres » d’Ernest Pignon-Ernest, commande publique installée en 1998 dans le bois de Wallieux, situé sur le circuit du souvenir de la Première Guerre mondiale....

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 374 du 10/11/2014
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